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	<title>Macroéconomie | Finances AO</title>
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	<description>L&#039;actualité économique au cœur de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest</description>
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	<title>Macroéconomie | Finances AO</title>
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		<title>Gabon : la Banque mondiale cible les exonérations fiscales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 12:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la dégradation des finances publiques gabonaises, la Banque mondiale préconise une meilleure mobilisation des recettes fiscales, notamment par la suppression des exonérations sans impact économique tangible. Dans sa Note de conjoncture économique du Gabon 2026, l’institution recommande également le déploiement complet de Digitax afin d’améliorer le recouvrement de l’impôt et de renforcer les [&#8230;]</p>
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									<p>Face à la dégradation des finances publiques gabonaises, la Banque mondiale préconise une meilleure mobilisation des recettes fiscales, notamment par la suppression des exonérations sans impact économique tangible. Dans sa <em>Note de conjoncture économique du Gabon 2026</em>, l’institution recommande également le déploiement complet de Digitax afin d’améliorer le recouvrement de l’impôt et de renforcer les ressources de l’État.</p><p>Cette orientation remet au centre du débat l’efficacité des avantages fiscaux accordés aux entreprises, dans un contexte marqué par les tensions budgétaires, le poids de la dette et la nécessité de diversifier une économie encore fortement dépendante du pétrole.</p><h3>Les exonérations fiscales sous le regard de la Banque mondiale</h3><p>Les exonérations fiscales sont utilisées depuis plusieurs années au Gabon pour encourager l’investissement privé, soutenir certaines activités et attirer des entreprises. Mais leur maintien soulève une question centrale : les recettes auxquelles l’État renonce génèrent-elles des retombées économiques suffisantes pour justifier leur coût ?</p><p>Dans sa publication de 2026, la Banque mondiale recommande l’élimination des exonérations dépourvues d’impact tangible. Cette proposition s’inscrit dans un effort plus large d’assainissement budgétaire, alors que le déficit public gabonais aurait atteint environ 12 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, selon les données rapportées dans les éléments disponibles.</p><p>L’enjeu n’est pas nécessairement de supprimer tous les avantages fiscaux, mais de mieux distinguer ceux qui favorisent effectivement l’activité économique de ceux dont les résultats restent insuffisants. La création d’emplois, les investissements réalisés, la valeur ajoutée produite localement et les retombées fiscales à moyen terme constituent notamment des indicateurs utiles pour évaluer leur pertinence.</p><p>Toutefois, les éléments examinés ne permettent pas d’établir un bilan chiffré individualisé du coût des exonérations au Gabon ni de leurs effets sur l’investissement et l’emploi.</p><h3>Digitax, un levier pour améliorer le recouvrement fiscal</h3><p>La Banque mondiale recommande également le déploiement complet de Digitax à l’ensemble des impôts et des contribuables. La généralisation de cet outil doit contribuer à moderniser l’administration fiscale, à faciliter les déclarations et les paiements, ainsi qu’à améliorer le suivi des recettes publiques.</p><p>Une meilleure digitalisation pourrait renforcer la traçabilité des opérations fiscales et réduire certaines insuffisances dans le recouvrement. Elle ne saurait toutefois produire pleinement ses effets sans des procédures adaptées, un suivi efficace des contribuables et une administration disposant des moyens nécessaires à la mise en œuvre de la réforme.</p><p>L’objectif est de mobiliser davantage de ressources intérieures pour réduire les tensions sur le budget de l’État. Selon les chiffres rapportés dans les éléments disponibles, les dépenses publiques ont représenté 32,6 % du PIB en 2025, tandis que les intérêts de la dette ont atteint 4,1 % du PIB. Ces contraintes limitent les marges de manœuvre budgétaires et renforcent l’intérêt d’une collecte fiscale plus performante.</p><p><a href="https://financesao.com/gabon-le-fmi-poursuit-les-discussions-sur-la-dette-et-un-eventuel-programme/"><strong><em>Lire aussi : Gabon : le FMI poursuit les discussions sur la dette et un éventuel programme</em></strong></a></p><h3>Concilier attractivité économique et recettes publiques</h3><p>La rationalisation des exonérations pose néanmoins un défi d’équilibre. La suppression d’un avantage fiscal peut fragiliser certains projets dont la rentabilité dépend de conditions particulières, notamment dans les secteurs nécessitant des investissements initiaux importants. À l’inverse, le maintien d’exonérations sans évaluation de leurs résultats peut priver durablement l’État de ressources utiles au financement des infrastructures et des services publics.</p><p>Pour les autorités gabonaises, l’enjeu consiste donc à instaurer une évaluation plus transparente des dépenses fiscales. Celle-ci pourrait reposer sur une estimation du manque à gagner pour le budget, des objectifs définis en amont et des résultats effectivement obtenus en matière d’investissement, d’emploi et de production locale.</p><p>Dans une économie engagée dans la diversification de ses sources de croissance, les incitations fiscales gagneraient ainsi à être appréciées au regard de leurs effets mesurables. La recommandation de la Banque mondiale invite, en définitive, à faire des exonérations un instrument ciblé de politique économique plutôt qu’un avantage maintenu sans preuve suffisante de son efficacité.</p>								</div>
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		<title>UEMOA : croissance à 6,1 % et inflation en hausse en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 10:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>UEMOA : une croissance de 6,1 % attendue au troisième trimestre 2026 L’activité économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devrait conserver son dynamisme au troisième trimestre 2026, avec une croissance projetée du produit intérieur brut (PIB) de 6,1 %, contre 6,0 % au trimestre précédent. Toutefois, les perspectives restent marquées par des tensions [&#8230;]</p>
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									<p><strong>UEMOA : une croissance de 6,1 % attendue au troisième trimestre 2026</strong></p><p>L’activité économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devrait conserver son dynamisme au troisième trimestre 2026, avec une croissance projetée du produit intérieur brut (PIB) de 6,1 %, contre 6,0 % au trimestre précédent. Toutefois, les perspectives restent marquées par des tensions sur les prix des produits de base, les coûts du transport et les tarifs des produits pétroliers. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture économique de septembre 2026, établie sur la base des informations disponibles au 20 septembre.</p><p><strong>Une conjoncture internationale globalement favorable</strong></p><p>L’environnement économique mondial a affiché une orientation positive au cours de la période analysée. Selon la note de conjoncture, l’activité économique a progressé aux États-Unis, dans la zone euro, en Chine et en Afrique du Sud.</p><p>Cette évolution constitue un élément de contexte important pour les économies de l’UEMOA, dont les performances restent notamment liées à la demande extérieure et à l’évolution des marchés internationaux.</p><p>Cependant, les prix des matières premières ont enregistré des mouvements susceptibles d’influencer les échanges commerciaux et les coûts d’approvisionnement des pays de l’Union.</p><p><strong>Les prix des produits exportés et importés en hausse</strong></p><p>En août 2026, l’indice des prix des principaux produits de base exportés par les pays de l’UEMOA a progressé de 6,6 %. Cette hausse concerne les produits vendus sur les marchés internationaux et peut influer sur les recettes d’exportation de l’Union, selon la composition des ventes et l’évolution des volumes commercialisés.</p><p>Dans le même temps, l’indice des prix des principaux produits alimentaires importés a augmenté de 3,5 %.</p><p>La progression simultanée de ces deux indicateurs souligne l’importance de l’évolution des marchés internationaux pour les économies de l’Union. Si la hausse des prix à l’exportation peut soutenir les recettes de certains secteurs, celle des produits alimentaires importés est susceptible d’alourdir les coûts d’approvisionnement et d’exercer des pressions sur les prix intérieurs.</p><p><strong>L’activité économique de l’Union reste dynamique</strong></p><p>Au sein de l’UEMOA, l’activité économique a conservé une orientation favorable en juillet 2026. Cette évolution s’explique notamment par l’amélioration de la conjoncture dans trois secteurs : les bâtiments et travaux publics (BTP), la production industrielle et le commerce.</p><p>Ces branches contribuent à la dynamique économique régionale à travers les investissements, la production de biens et les échanges commerciaux.</p><p>Pour le troisième trimestre 2026, les projections tablent sur une croissance du PIB de 6,1 %, après 6,0 % au deuxième trimestre. Cette légère accélération anticipée traduit la perspective d’un maintien de l’activité à un rythme soutenu.</p><p>Ces chiffres constituent toutefois des projections et non des résultats définitifs pour l’ensemble du trimestre.</p><p><strong>L’inflation atteint 1,3 % en août</strong></p><p>Sur le front des prix, le taux d’inflation de l’UEMOA s’est établi à 1,3 % en août 2026, en hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport au mois précédent.</p><p>La note de conjoncture prévoit une accélération progressive de l’inflation au cours des mois suivants. Le taux devrait atteindre 1,6 % en septembre, puis 1,9 % en octobre 2026.</p><p>Cette évolution prévisionnelle s’explique notamment par plusieurs facteurs qui affectent les coûts de production, de transport et de distribution dans les États membres.</p><p>Parmi les principales causes avancées figurent les perturbations persistantes des chaînes de distribution dans certaines zones de l’Union, l’augmentation des coûts du fret ainsi que le relèvement des tarifs des produits pétroliers intervenu dans la plupart des pays membres.</p><p>Ces facteurs pourraient se répercuter sur les prix de certains biens et services, en fonction de leur poids dans les dépenses des ménages et des mécanismes de transmission propres à chaque économie.</p><p><a href="https://financesao.com/uemoa-lactivite-reste-dynamique-mais-linflation-devrait-accelerer-en-juillet-et-aout/"><strong><em>Lire aussi : UEMOA : l’activité reste dynamique, mais l’inflation devrait accélérer en juillet et août</em></strong></a></p><p><strong>Des perspectives favorables, mais des risques sur les prix</strong></p><p>Les perspectives économiques de l’UEMOA restent caractérisées par une activité soutenue, avec une croissance projetée de 6,1 % au troisième trimestre 2026. Cette dynamique s’appuie notamment sur l’évolution favorable des BTP, de l’industrie et du commerce.</p><p>Néanmoins, l’accélération attendue de l’inflation au cours des prochains mois appelle à suivre attentivement l’évolution des coûts du fret, des produits pétroliers et des circuits de distribution.</p><p>La trajectoire des prix dépendra également de l’évolution des marchés internationaux et des conditions d’approvisionnement dans les différents pays membres.</p><p>En définitive, la note de conjoncture économique de septembre 2026 met en évidence une UEMOA dont l’activité demeure bien orientée, mais qui reste exposée à des pressions sur les coûts. Le maintien de la croissance et l’évolution de l’inflation seront deux indicateurs essentiels pour apprécier la situation économique de l’Union au cours du dernier trimestre de l’année.</p>								</div>
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		<title>UEMOA : révision des directives de finances publiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Oct 2026 11:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Finances publiques : l’UEMOA prépare la révision de ses directives Réunis à Lomé depuis le 26 octobre 2026, les experts des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) travaillent à la modernisation du cadre harmonisé des finances publiques. Avec un taux de transposition et de mise en œuvre des directives de 87,12 [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Finances publiques : l’UEMOA prépare la révision de ses directives</strong></p><p><strong>Réunis à Lomé depuis le 26 octobre 2026, les experts des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) travaillent à la modernisation du cadre harmonisé des finances publiques. Avec un taux de transposition et de mise en œuvre des directives de 87,12 %, le Togo dépasse la moyenne communautaire, établie à 77,98 %, selon la revue annuelle de 2026.</strong></p><p><strong>L’UEMOA veut moderniser son cadre de gestion des finances publiques</strong></p><p>La modernisation des règles communautaires de gestion budgétaire et comptable est au cœur d’une réunion stratégique de l’Observatoire des Finances Publiques de l’UEMOA (OFP-UEMOA), ouverte le 26 octobre 2026 à l’Hôtel 2 Février, à Lomé.</p><p>Les travaux rassemblent des experts des huit États membres, des représentants de la Commission de l’UEMOA, de la Cour des comptes, de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), ainsi que des partenaires techniques et financiers.</p><p>L’objectif est de préparer la révision du cadre harmonisé des finances publiques, fondé sur les directives communautaires adoptées en 2009. Après plus de quinze années d’application, ces textes doivent évoluer pour tenir compte des difficultés constatées sur le terrain et des nouvelles exigences en matière de gouvernance financière.</p><p>Pour les États membres, l’enjeu est de renforcer la transparence budgétaire, la fiabilité des comptes publics et la cohérence des systèmes de gestion financière. La révision vise également à améliorer la comparabilité des données entre les pays de l’Union.</p><p><strong>Un taux de mise en œuvre de 77,98 % à l’échelle communautaire</strong></p><p>Au nom du président de la Commission de l’UEMOA, le représentant résident Alioune Sène a présenté les principaux enseignements de la revue annuelle de 2026. Selon les données communiquées lors de la rencontre, le taux global de mise en œuvre des réformes atteint 77,98 % dans l’Union.</p><p>Ce résultat témoigne des progrès accomplis par les États membres dans l’application des directives communautaires. Il met néanmoins en évidence des insuffisances qui nécessitent des ajustements.</p><p>Parmi les difficultés relevées figurent l’utilisation non conforme de l’unité budgétaire, les incohérences entre la comptabilité publique et la comptabilité des matières, ainsi que l’absence de règles relatives à l’amortissement.</p><p>Ces lacunes soulignent la nécessité de mieux articuler les dispositifs budgétaires et comptables, afin de produire une information financière publique plus complète et plus fiable.</p><p>La révision devra également prendre en compte les évolutions des référentiels internationaux, notamment le Manuel de statistiques de finances publiques du Fonds monétaire international (MSFP 2014) et les normes comptables internationales du secteur public (IPSAS 2020).</p><p>L’intégration de ces références doit contribuer à harmoniser les pratiques et à améliorer la qualité des informations produites par les administrations publiques des pays membres.</p><p><a href="https://financesao.com/reformes-uemoa-resultats-de-levaluation-2025/"><strong><em>Lire aussi : Réformes UEMOA : résultats de l’évaluation 2025</em></strong></a></p><p><strong>Une révision pour corriger les insuffisances des directives de 2009</strong></p><p>Au-delà des résultats nationaux, la rencontre de Lomé doit permettre de définir les bases techniques de la révision du dispositif communautaire.</p><p>Sawadogo Issa, directeur par intérim des Finances publiques et de la Fiscalité intérieure à la Commission de l’UEMOA, a rappelé que les quinze années d’application des directives avaient permis d’identifier plusieurs incohérences.</p><p>Selon lui, l’évolution rapide des pratiques de gestion publique justifie une actualisation des textes afin de mieux répondre aux besoins des administrations et aux exigences de transparence.</p><p>La réunion vise notamment à valider les termes de référence de la révision avec les experts désignés par les huit États membres, à raison de quatre experts par pays, selon les informations communiquées lors des travaux.</p><p>Cette étape préparatoire doit préciser les orientations et les modalités des travaux à conduire. Elle constitue un préalable à la formulation de propositions destinées à adapter le cadre harmonisé aux réalités actuelles de la gestion des finances publiques.</p><p><strong>Transparence budgétaire et fiabilité des comptes : les principaux enjeux</strong></p><p>La révision des directives communautaires intervient dans un contexte où la qualité de la gestion des finances publiques représente un enjeu majeur pour les États de l’UEMOA.</p><p>Un cadre harmonisé plus cohérent peut faciliter le suivi de l’exécution budgétaire, renforcer la traçabilité des dépenses et améliorer la disponibilité des informations financières nécessaires au contrôle des finances publiques.</p><p>La prise en compte des standards internationaux doit également permettre de rendre les données plus comparables entre les pays, un élément important pour l’analyse des politiques budgétaires et le suivi des engagements des États.</p><p>Toutefois, l’efficacité de cette réforme dépendra autant de la qualité des textes révisés que de leur application concrète. Les capacités des administrations, les dispositifs de contrôle et la régularité de la production des comptes resteront déterminants.</p><p><strong>Une étape préparatoire pour les huit États membres</strong></p><p>La réunion de l’Observatoire des Finances Publiques de l’UEMOA à Lomé ouvre une nouvelle phase de réflexion sur l’évolution des règles communes de gestion budgétaire et comptable.</p><p>Avec un taux de mise en œuvre de 77,98 % à l’échelle communautaire et de 87,12 % au Togo, les résultats de la revue annuelle de 2026 illustrent à la fois les avancées enregistrées et les marges de progression qui subsistent.</p><p>La validation des termes de référence doit permettre de structurer la suite du processus de révision. L’objectif sera de disposer de directives adaptées aux évolutions des finances publiques, tout en préservant l’harmonisation des pratiques entre les huit pays membres.</p><p><strong>Au-delà des taux de mise en œuvre, le principal enjeu sera de traduire cette modernisation en une gestion publique plus transparente, plus fiable et davantage orientée vers les résultats.</strong></p>								</div>
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		<title>Mali : 2 836 milliards FCFA de recettes budgétaires en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 13:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mali : les recettes budgétaires atteignent 2 836 milliards FCFA en 2025 Le Mali a enregistré 2 836,707 milliards de FCFA de recettes budgétaires en 2025, soit 103,54 % des prévisions révisées. Dans le même temps, les dépenses exécutées se sont établies à 3 091,253 milliards de FCFA, représentant un taux d’exécution de 94,25 %. [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Mali : les recettes budgétaires atteignent 2 836 milliards FCFA en 2025</strong></p><p><strong>Le Mali a enregistré 2 836,707 milliards de FCFA de recettes budgétaires en 2025, soit 103,54 % des prévisions révisées. Dans le même temps, les dépenses exécutées se sont établies à 3 091,253 milliards de FCFA, représentant un taux d’exécution de 94,25 %. Ces résultats figurent dans le projet de loi de règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025, adopté en Conseil des ministres.</strong></p><p>Les finances publiques maliennes affichent des recettes supérieures aux objectifs fixés dans le budget rectifié pour 2025. Réuni vendredi, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant règlement du budget de l’État au titre de cet exercice. Le texte doit permettre de présenter au Conseil national de Transition (CNT) les résultats définitifs de l’exécution budgétaire.</p><p>Selon les chiffres communiqués, les recettes recouvrées ont dépassé de 97,010 milliards de FCFA les prévisions révisées. De leur côté, les dépenses sont restées inférieures aux crédits ouverts, avec un écart de 188,633 milliards de FCFA.</p><p>Ces résultats permettent de mesurer l’écart entre les objectifs budgétaires et leur réalisation effective. Ils devront toutefois être examinés à la lumière de l’ensemble des opérations comptables et financières de l’État pour déterminer le solde budgétaire définitif.</p><p><strong>Des recettes supérieures de 97 milliards FCFA aux prévisions</strong></p><p>Sur des recettes prévisionnelles de 2 739,697 milliards de FCFA, le gouvernement malien a mobilisé 2 836,707 milliards de FCFA au cours de l’exercice 2025. Le taux de réalisation s’élève ainsi à 103,54 %.</p><p>En valeur absolue, les recettes ont dépassé les objectifs de 97,010 milliards de FCFA. Cette performance traduit un niveau de recouvrement supérieur aux estimations retenues dans le budget rectifié.</p><p>La révision budgétaire opérée en août 2025 avait déjà relevé les prévisions de recettes, initialement fixées à 2 648,900 milliards de FCFA. Elles avaient été portées à 2 739,697 milliards de FCFA, notamment grâce à de nouvelles ressources issues du contrôle des importations, de recettes exceptionnelles dans le secteur des télécommunications et du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social.</p><p>Le dépassement des prévisions révisées constitue un indicateur de l’exécution des recettes publiques. Il ne permet cependant pas, à lui seul, de déterminer l’évolution de la pression fiscale, la répartition des recettes entre les différentes catégories de prélèvements ou la progression de l’activité économique.</p><p><strong>Dépenses publiques : 3 091 milliards FCFA exécutés</strong></p><p>Du côté des dépenses, l’État malien a exécuté 3 091,253 milliards de FCFA sur une enveloppe prévisionnelle de 3 279,886 milliards de FCFA.</p><p>Le taux d’exécution atteint 94,25 %. Au total, 188,633 milliards de FCFA de crédits ouverts n’ont donc pas été consommés durant l’exercice.</p><p>Le budget avait été révisé en août 2025, avec une hausse des dépenses prévisionnelles, passées de 3 229,886 milliards à 3 279,886 milliards de FCFA. Cet ajustement devait notamment répondre aux besoins liés à la sécurisation du territoire et au financement des infrastructures de base.</p><p>Le niveau d’exécution constaté indique que les dépenses réalisées sont restées en deçà des crédits autorisés. Il ne permet toutefois pas de conclure, sans informations complémentaires, que les économies constatées résultent d’une meilleure maîtrise des dépenses. Une sous-exécution peut également découler de retards dans la réalisation des projets, de contraintes administratives ou de changements dans le calendrier des décaissements.</p><p><strong>Le déficit budgétaire : un écart à interpréter avec prudence</strong></p><p>La loi de finances rectificative pour 2025 prévoyait un déficit budgétaire de 540,189 milliards de FCFA.</p><p>En soustrayant les recettes recouvrées des dépenses exécutées, le solde arithmétique ressort à un déficit de 254,546 milliards de FCFA. Cet écart est inférieur de 285,643 milliards de FCFA au déficit prévisionnel annoncé dans le budget rectifié.</p><p>Cette différence ne constitue toutefois pas, à elle seule, le solde budgétaire définitif au sens comptable. Le calcul définitif doit tenir compte des règles de comptabilisation applicables, des opérations de trésorerie, des financements, des éventuels crédits supplémentaires ainsi que des annulations et reports de crédits.</p><p>La loi de règlement joue précisément un rôle central dans cette étape. Elle permet d’arrêter les comptes de l’État, de constater les résultats de l’exécution budgétaire et de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.</p><p><a href="https://financesao.com/mali-le-gouvernement-prevoit-4-4626-milliards-de-depenses-en-2027/"><strong><em>Lire aussi : Mali : le gouvernement prévoit 4 462,6 milliards de dépenses en 2027</em></strong></a></p><p><strong>La loi de règlement attendue devant le Conseil national de Transition</strong></p><p>L’adoption du projet de loi en Conseil des ministres ouvre la voie à son examen par le Conseil national de Transition. Cette étape doit permettre aux représentants de la transition de prendre connaissance des résultats définitifs de l’exercice 2025.</p><p>Le texte doit également contribuer à la régularisation comptable des opérations budgétaires, notamment en ce qui concerne les éventuels dépassements, reports ou annulations de crédits.</p><p>Au-delà des chiffres, l’examen parlementaire permettra d’apprécier les écarts entre les prévisions initiales, les prévisions révisées et les réalisations effectives. Ces éléments sont essentiels pour évaluer la gestion des finances publiques et éclairer la préparation des prochains budgets.</p><p><strong>Quels enseignements pour les finances publiques maliennes ?</strong></p><p>Les résultats de 2025 font ressortir deux constats principaux : les recettes ont dépassé les prévisions révisées, tandis que les dépenses exécutées sont restées inférieures aux crédits ouverts.</p><p>Cette combinaison explique que l’écart arithmétique entre les recettes et les dépenses soit nettement inférieur au déficit anticipé dans le budget rectifié. Pour autant, l’appréciation complète de la situation budgétaire nécessite de disposer du solde définitif établi selon les règles comptables applicables.</p><p>La qualité de l’exécution budgétaire ne se mesure pas uniquement au niveau des recettes recouvrées ou au taux de consommation des crédits. Elle dépend également de l’efficacité des dépenses, de la réalisation des investissements prévus, du financement des services publics et de la soutenabilité des finances de l’État.</p><p>L’examen de la loi de règlement du budget 2025 constituera ainsi une étape importante pour préciser la situation comptable de l’État malien et tirer les enseignements nécessaires à la conduite de la politique budgétaire.</p>								</div>
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		<title>Togo : S&#038;P relève la perspective de sa note à positive</title>
		<link>https://financesao.com/togo-sp-releve-la-perspective-de-sa-note-a-positive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 10:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Notation Souveraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Togo : S&#38;P relève la perspective de la note souveraine à positive L’agence de notation financière S&#38;P Global Ratings a relevé de stable à positive la perspective des notes souveraines du Togo, tout en maintenant sa notation à long et court terme à « B+/B ». Cette décision traduit la confiance de l’agence dans la [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Togo : S&amp;P relève la perspective de la note souveraine à positive</strong></p><p><strong>L’agence de notation financière S&amp;P Global Ratings a relevé de stable à positive la perspective des notes souveraines du Togo, tout en maintenant sa notation à long et court terme à « B+/B ». Cette décision traduit la confiance de l’agence dans la résilience de l’économie togolaise, portée par les investissements privés, les infrastructures et l’assainissement des finances publiques.</strong></p><p>Le Togo bénéficie d’un signal encourageant sur les marchés financiers internationaux. Dans une décision annoncée le vendredi 16 octobre, S&amp;P Global Ratings a relevé de stable à positive la perspective de ses notations souveraines à long terme en devises étrangères et locales. L’agence maintient toutefois les notes de crédit à long et court terme à « B+/B ».</p><p>Cette révision témoigne d’un optimisme accru quant aux perspectives économiques du pays d’Afrique de l’Ouest. Selon les analystes de S&amp;P, la croissance devrait rester robuste au cours de la période 2027-2029, malgré des incertitudes à court terme liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.</p><p><strong>Une croissance économique attendue au-dessus de 6 %</strong></p><p>S&amp;P Global Ratings anticipe un ralentissement temporaire de l’activité économique togolaise en 2026, sous l’effet des répercussions du conflit au Moyen-Orient. Les tensions internationales pourraient notamment accentuer les pressions sur les prix de l’énergie et peser sur les finances publiques.</p><p>Toutefois, cette situation ne remettrait pas en cause les perspectives à moyen terme. L’agence prévoit une progression moyenne du produit intérieur brut (PIB) supérieure à 6 % au cours des deux prochaines années.</p><p>Cette anticipation repose notamment sur la transformation progressive du modèle économique togolais, qui tend à réduire sa dépendance à l’investissement public au profit d’une participation accrue du secteur privé.</p><p>Pour S&amp;P, la capacité du pays à attirer de nouveaux capitaux, à diversifier ses activités productives et à consolider ses infrastructures sera déterminante pour maintenir cette dynamique.</p><p><a href="https://financesao.com/togo-bloomfield-evalue-pour-la-premiere-fois-le-risque-pays/"><strong><em>Lire aussi : Togo : Bloomfield évalue pour la première fois le risque pays</em></strong></a></p><p><strong>Les infrastructures et les investissements privés au cœur de la stratégie</strong></p><p>Le développement des infrastructures demeure un levier central de la stratégie économique du Togo. Les politiques engagées par les autorités visent à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs et à consolider sa position de plateforme logistique régionale.</p><p>Dans cette perspective, les travaux d’extension de l’aéroport et du port de Lomé occupent une place importante. Ces infrastructures contribuent au développement des échanges commerciaux et au renforcement du rôle du pays dans les chaînes logistiques ouest-africaines.</p><p>L’objectif est de soutenir une croissance davantage portée par les entreprises, les investissements productifs et les exportations, plutôt que par les seules dépenses publiques.</p><p>Cette orientation pourrait également contribuer à élargir la base productive du pays, à stimuler la création d’emplois et à renforcer ses capacités de transformation industrielle.</p><p><strong>La Plateforme industrielle d’Adétikopé, un levier de diversification</strong></p><p>La diversification économique figure également parmi les facteurs qui soutiennent les perspectives du Togo. La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), lancée à la fin des années 2010, a attiré des investissements étrangers dans plusieurs secteurs, notamment le manufacturier, le pharmaceutique et l’agroalimentaire.</p><p>Cette zone industrielle illustre la volonté des autorités de développer des activités à plus forte valeur ajoutée et de réduire la dépendance à certains secteurs traditionnels.</p><p>La perspective de création d’une seconde zone industrielle au nord de Lomé pourrait prolonger cette dynamique, en favorisant une meilleure répartition géographique des investissements et en élargissant les possibilités de développement industriel.</p><p>Pour l’économie togolaise, l’enjeu sera de transformer ces investissements en gains durables de productivité, en emplois et en recettes publiques.</p><p><strong>Assainissement budgétaire : Lomé vise un déficit proche de 3 % du PIB</strong></p><p>Au-delà des perspectives de croissance, la trajectoire des finances publiques constitue un élément déterminant dans l’évaluation de S&amp;P. Le gouvernement togolais entend poursuivre sa politique d’assainissement budgétaire afin de réduire progressivement le déficit public.</p><p>Selon les projections de l’agence, celui-ci devrait se rapprocher de 3 % du PIB à partir de 2027, contre 7,8 % en 2022. Cette évolution traduirait un effort de maîtrise des dépenses et d’amélioration des recettes de l’État.</p><p>Le respect de cette trajectoire reste néanmoins soumis à plusieurs risques. La hausse des subventions aux carburants, susceptible de résulter des tensions liées au conflit en Iran, pourrait accroître les dépenses publiques. D’autres mesures de soutien, notamment en faveur des prix des engrais, pourraient également exercer une pression sur le budget.</p><p>S&amp;P estime cependant que les autorités devraient maintenir leurs engagements en matière de discipline budgétaire, conformément aux objectifs convenus avec le Fonds monétaire international (FMI).</p><p>L’agence considère que les dépenses supplémentaires à court terme devraient être compensées par des ajustements dans d’autres postes budgétaires, afin de préserver la trajectoire de consolidation des finances publiques.</p><p><strong>Une hausse attendue des recettes fiscales</strong></p><p>Pour soutenir l’assainissement budgétaire, le Togo mise également sur une progression de ses recettes fiscales. S&amp;P prévoit une augmentation de ces recettes équivalente à 0,5 point de PIB par an entre 2027 et 2029.</p><p>Une telle évolution permettrait à l’État de disposer de ressources supplémentaires pour financer ses politiques publiques tout en réduisant progressivement son déficit.</p><p>La concrétisation de cette ambition dépendra toutefois de la capacité des autorités à élargir l’assiette fiscale, à améliorer le recouvrement des impôts et à maintenir une activité économique suffisamment dynamique.</p><p>La maîtrise des dépenses et l’augmentation des recettes devront ainsi progresser de manière cohérente pour préserver les équilibres budgétaires.</p><p><a href="https://financesao.com/togo-lotr-mobilise-5078-milliards-fcfa-a-mi-2026/"><strong><em>Lire aussi : Togo : l’OTR mobilise 507,8 milliards FCFA à mi-2026</em></strong></a></p><p><strong>Une perspective positive, mais des défis persistants</strong></p><p>Le relèvement de la perspective souveraine du Togo à positive constitue un signal favorable pour la crédibilité économique du pays. Il traduit l’appréciation de S&amp;P selon laquelle les perspectives de croissance et les efforts de consolidation budgétaire pourraient soutenir une amélioration de la situation financière à moyen terme.</p><p>Il convient néanmoins de distinguer une perspective positive d’un relèvement effectif de la note souveraine : la notation reste fixée à « B+/B ». La décision de S&amp;P ne signifie donc pas que les risques financiers ont disparu.</p><p>Le pays devra notamment composer avec les incertitudes géopolitiques, les éventuelles pressions sur les dépenses publiques et les exigences liées à la réduction du déficit.</p><p>La poursuite des investissements privés, le développement industriel et la mobilisation des recettes fiscales seront essentiels pour consolider les acquis.</p><p><strong>Pour le Togo, le défi consiste désormais à transformer les perspectives favorables annoncées par S&amp;P en résultats économiques durables, tout en préservant la stabilité des finances publiques.</strong></p>								</div>
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		<title>Guinée : le budget rectificatif 2026 ramène le déficit à 2,01 % du PIB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 13:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Guinée entend concilier accélération de la croissance économique, maîtrise du déficit budgétaire et protection du pouvoir d’achat. Présentant le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 devant les députés, le samedi 24 octobre, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a défendu les ajustements proposés par le gouvernement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="37258" class="elementor elementor-37258">
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									<p>La Guinée entend concilier accélération de la croissance économique, maîtrise du déficit budgétaire et protection du pouvoir d’achat. Présentant le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 devant les députés, le samedi 24 octobre, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a défendu les ajustements proposés par le gouvernement pour répondre aux tensions économiques et financer les priorités sociales.</p><p>Le texte prévoit notamment de ramener le déficit budgétaire à 2,01 % du produit intérieur brut (PIB), contre 2,07 % dans les prévisions initiales. Il mise également sur une progression des recettes fiscales et sur le maintien des mesures de stabilisation des prix des produits pétroliers.</p><h3>Une croissance attendue à 8,6 % en 2026</h3><p>Selon les projections présentées par la ministre, la croissance économique guinéenne est passée de 5,4 % en 2024 à 7,1 % en 2025. Elle devrait atteindre 8,6 % en 2026, portée notamment par le secteur minier, le projet Simandou et les investissements structurants.</p><p>Les investissements directs étrangers sont estimés à 7,8 milliards de dollars en 2025. Les perspectives de notation souveraine s’améliorent également, selon les éléments communiqués par le gouvernement.</p><p>Pour les autorités, le principal enjeu consiste désormais à convertir cette dynamique macroéconomique en retombées concrètes pour la population : création d’emplois, développement des entreprises locales et amélioration des conditions de vie.</p><p><a href="https://financesao.com/guinee-la-bad-anticipe-plus-de-9-de-croissance-en-2026/"><strong><em>Lire aussi : Guinée : la BAD anticipe plus de 9 % de croissance en 2026</em></strong></a></p><h3>Plus de 5 489 milliards GNF mobilisés pour stabiliser les prix</h3><p>Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des prix de l’énergie, le gouvernement maintient le prix des produits pétroliers à 12 000 GNF le litre.</p><p>Le coût budgétaire global de cette politique est évalué à 5 489,7 milliards GNF. Ce montant comprend 4 576,7 milliards GNF de recettes auxquelles l’État renonce et 913 milliards GNF de provisions destinées au mécanisme de stabilisation des prix. Selon la présentation ministérielle, cet effort représente près de 10 % des recettes fiscales prévues.</p><p>Cette mesure vise à limiter les répercussions des fluctuations des cours internationaux sur les ménages et les entreprises. Elle constitue toutefois une charge importante pour les finances publiques, dans un contexte où l’État cherche parallèlement à accroître ses ressources et à préserver l’équilibre budgétaire.</p><h3>Des recettes fiscales en hausse de 8 %</h3><p>Le PLFR 2026 prévoit un renforcement de la mobilisation des ressources intérieures. Les recettes fiscales devraient progresser de 8 %, tandis que la pression fiscale est désormais projetée à 14,2 % du PIB, contre 12,9 % dans les prévisions initiales.</p><p>Au 15 octobre 2026, les recettes liquides mobilisées atteignaient 44 225,37 milliards GNF, soit 85 % des prévisions annuelles, selon les chiffres présentés par la ministre.</p><p>Dans le même temps, le déficit budgétaire prévisionnel serait ramené à 2,01 % du PIB. L’atteinte de cet objectif dépendra notamment de la capacité des administrations à maintenir le rythme de mobilisation des recettes et à maîtriser les dépenses publiques.</p><h3>Santé, éducation et collectivités locales prioritaires</h3><p>Le budget rectificatif prévoit également des moyens destinés à renforcer les services publics et les investissements de proximité.</p><p>Dans le secteur de la santé, les mesures annoncées portent sur le soutien au fonctionnement de 455 centres de santé et de 2 514 postes de santé, l’opérationnalisation des centres d’hémodialyse, l’équipement des hôpitaux régionaux et l’amélioration de l’approvisionnement en médicaments et vaccins. Le gouvernement prévoit aussi de renforcer la prise en charge des fonctionnaires atteints de maladies graves.</p><p>Dans l’éducation, le projet prévoit une amélioration des primes et indemnités du personnel. Il comprend également le financement de 1 600 points d’eau dans l’intérieur du pays et la poursuite de l’acquisition de bus destinés aux transports publics.</p><p>Les collectivités territoriales figurent aussi parmi les bénéficiaires des ajustements budgétaires. Les crédits de fonctionnement des sous-préfectures doivent augmenter de près de 50 %, tandis que les transferts aux communes rurales progresseraient de 110 %.</p><h3>Le FMI, la Banque mondiale et la BAD sollicités</h3><p>Le gouvernement guinéen entend également s’appuyer sur ses partenaires financiers pour accompagner ses réformes économiques et budgétaires.</p><p>Un accord au niveau des services du Fonds monétaire international (FMI) a été conclu en août 2026 autour d’un programme économique et financier de 41 mois. Celui-ci est assorti d’un financement envisagé d’environ 425 millions de dollars, sous réserve de l’approbation des instances compétentes du Fonds.</p><p>Des appuis budgétaires sont par ailleurs en préparation avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Ils doivent notamment soutenir les réformes, améliorer la mobilisation des recettes et renforcer la gouvernance financière.</p><h3>Simandou 2040 : transformer les ressources minières en retombées locales</h3><p>La mise en œuvre du programme Simandou 2040 occupe une place importante dans la stratégie économique du gouvernement. Pour Mariama Ciré Sylla, le succès du projet ne devra pas se mesurer uniquement aux volumes de minerai exportés, mais aussi à ses retombées sur l’économie nationale.</p><p>Les autorités mettent en avant plusieurs objectifs : le développement d’infrastructures modernes, le renforcement des entreprises guinéennes, la création d’emplois durables et une répartition plus équilibrée des investissements entre les territoires.</p><p>Le gouvernement affirme également vouloir privilégier des projets d’investissement suffisamment mûrs, financièrement soutenables et susceptibles de produire des résultats dans des délais maîtrisés.</p><p><a href="https://financesao.com/guinee-le-cnt-adopte-le-programme-simandou-2040/"><strong><em>Lire aussi : Guinée : le CNT adopte le programme « Simandou 2040 »</em></strong></a></p><h3>L’examen parlementaire prévu jusqu’au 7 novembre</h3><p>La présentation du PLFR 2026 marque une étape dans les relations entre le gouvernement et l’Assemblée nationale de la Cinquième République. La ministre a réaffirmé la disponibilité de son département à maintenir un dialogue avec les députés, en insistant sur la transparence et le contrôle parlementaire.</p><p>À l’issue de la séance, le président de la Commission des finances, Hamidou Camara, a présenté le calendrier d’examen du texte, prévu du 24 octobre au 7 novembre 2026. Celui-ci a été adopté sous réserve de la prise en compte des amendements et observations des députés.</p><p>Le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a salué la présentation des hypothèses et des arguments budgétaires, tout en appelant les élus à examiner le projet avec rigueur et célérité. Les travaux en commission devaient commencer par l’étude du volet recettes.</p><p>L’examen parlementaire sera déterminant pour préciser les arbitrages retenus dans le budget rectificatif. Pour le gouvernement, l’objectif est de protéger le pouvoir d’achat tout en maintenant les investissements nécessaires au développement. La mise en œuvre effective des recettes, des dépenses sociales et des projets structurants constituera le principal enjeu de ce PLFR 2026.</p>								</div>
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		<title>Algérie : 10 ans d’exonération fiscale pour les fonds d’investissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 11:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[budget 2027]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Algérie : le PLF 2027 prévoit dix ans d’exonération fiscale pour les fonds d’investissement internationaux Le projet de loi de finances (PLF) 2027 en Algérie prévoit une exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) sur les dividendes perçus par les fonds d’investissement créés dans le cadre de conventions internationales. Prévue par l’article 130 [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Algérie : le PLF 2027 prévoit dix ans d’exonération fiscale pour les fonds d’investissement internationaux</strong></p><p><strong>Le projet de loi de finances (PLF) 2027 en Algérie prévoit une exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) sur les dividendes perçus par les fonds d’investissement créés dans le cadre de conventions internationales. Prévue par l’article 130 du texte, cette mesure s’appliquera pendant dix ans à compter de l’exercice de début d’activité des fonds concernés. L’objectif affiché par le gouvernement est de renforcer l’attractivité du pays pour les capitaux internationaux et de soutenir le financement de projets productifs.</strong></p><p>L’Algérie entend renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux à travers un nouveau dispositif fiscal inscrit dans le projet de loi de finances 2027. La mesure porte sur les dividendes perçus par les fonds d’investissement constitués en vertu de conventions internationales, qui pourront bénéficier d’une exonération d’IBS pendant une période de dix ans.</p><p>Selon l’article 130 du projet, cet avantage s’appliquera sans préjudice des exonérations fiscales plus favorables éventuellement prévues par les législations applicables aux fonds concernés. Le point de départ de la période d’exonération sera l’exercice de début d’activité.</p><p>Cette disposition vise à améliorer les conditions de lancement et de fonctionnement de ces structures, tout en encourageant la mobilisation de ressources financières destinées à l’investissement national.</p><p><strong>Une exonération d’IBS limitée à dix ans</strong></p><p>Le dispositif proposé concerne spécifiquement les fonds d’investissement créés dans le cadre de conventions internationales. Il prévoit une exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés sur les dividendes qu’ils perçoivent.</p><p>La durée de l’avantage fiscal est fixée à dix ans, à compter de l’exercice de début d’activité. Cette limitation dans le temps vise à offrir aux fonds une visibilité fiscale suffisante pour développer leurs opérations, sans instaurer une exonération permanente.</p><p>Dans son exposé des motifs, le gouvernement présente cette mesure comme un instrument destiné à favoriser l’implantation et le développement de ces fonds, ainsi qu’à renforcer leur capacité à financer des projets économiques.</p><p>Le dispositif entend également améliorer la prévisibilité du cadre fiscal applicable aux mécanismes d’investissement établis dans le cadre de la coopération internationale.</p><p><strong>Mobiliser davantage de capitaux pour l’investissement national</strong></p><p>Pour les autorités algériennes, l’enjeu dépasse le seul avantage fiscal accordé aux fonds concernés. Le gouvernement souhaite favoriser l’orientation des capitaux vers des projets susceptibles de contribuer au développement de l’économie nationale.</p><p>L’exécutif estime que l’exonération des dividendes pourrait améliorer les conditions de lancement des fonds, renforcer leur capacité d’intervention et faciliter le financement de projets dans des secteurs présentant un intérêt économique pour le pays.</p><p>Le mécanisme vise ainsi à encourager les partenariats d’investissement internationaux et à faciliter la mobilisation de ressources financières au profit d’activités productives.</p><p>L’efficacité de cette mesure dépendra toutefois de la capacité des fonds concernés à attirer des investisseurs, à sélectionner des projets viables et à transformer les capitaux mobilisés en investissements effectifs.</p><p><a href="https://financesao.com/algerie-le-budget-2027-prevoit-des-depenses-pres-de-deux-fois-superieures-aux-recettes/"><strong><em>Lire aussi : Algérie : le budget 2027 prévoit des dépenses près de deux fois supérieures aux recettes</em></strong></a></p><p><strong>Un levier pour diversifier l’économie algérienne</strong></p><p>Le gouvernement inscrit cette disposition dans une stratégie plus large de diversification de l’économie nationale. En facilitant le financement de projets productifs, les autorités espèrent soutenir la création et le développement d’activités économiques et générer des retombées à moyen et long termes.</p><p>Les investissements financés par ces fonds pourraient contribuer au développement de différents secteurs économiques, en fonction des orientations retenues par les investisseurs et des projets effectivement soutenus.</p><p>Le gouvernement considère que ces retombées économiques pourraient, à terme, compenser le coût budgétaire des exonérations consenties. Cette compensation demeure toutefois un objectif attendu, et non un résultat acquis : elle dépendra notamment des investissements réalisés, de leur rentabilité économique et de leurs effets sur l’activité, l’emploi et les recettes publiques.</p><p><strong>Attractivité fiscale : un équilibre entre incitation et recettes publiques</strong></p><p>L’article 130 du PLF 2027 met en avant une logique d’incitation fiscale ciblée. En accordant un avantage limité à dix ans, l’Algérie cherche à améliorer les conditions d’investissement tout en encadrant la durée de l’effort consenti par le Trésor public.</p><p>Cette approche soulève un enjeu classique de politique fiscale : trouver un équilibre entre les avantages accordés aux investisseurs et les recettes auxquelles l’État renonce temporairement.</p><p>L’évaluation du dispositif nécessitera donc de suivre plusieurs indicateurs, notamment le volume de capitaux mobilisés, le nombre de fonds concernés, les investissements effectivement réalisés et les retombées économiques générées.</p><p>Il conviendra également de préciser les conditions pratiques d’application de l’exonération et son articulation avec les régimes fiscaux plus favorables déjà prévus par les législations applicables.</p><p><strong>Le PLF 2027 devra franchir les étapes législatives</strong></p><p>À ce stade, la mesure figure dans le projet de loi de finances 2027. Sa portée définitive dépendra de l’adoption du texte et des éventuelles modifications apportées au cours de la procédure législative.</p><p>Si elle est adoptée dans sa rédaction actuelle, cette exonération constituera un instrument fiscal ciblé en faveur des fonds d’investissement créés dans le cadre de conventions internationales.</p><p>Pour l’Algérie, l’objectif sera désormais de convertir cet avantage fiscal en financements supplémentaires pour l’économie réelle. La réussite du dispositif se mesurera moins à la durée de l’exonération qu’à sa capacité à attirer des capitaux, à soutenir des projets viables et à générer des retombées économiques durables.</p>								</div>
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		<title>Sénégal : la loi de finances rectificative 2026 contestée par Pastef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 13:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
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									<p>Le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour 2026 suscite des divergences au sommet de l’État sénégalais. Le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, a défendu, le dimanche 25 octobre, la nécessité de réviser le budget, alors que Pastef-Les Patriotes, parti majoritaire à l’Assemblée nationale, a annoncé son opposition au texte en l’état. Au cœur du désaccord : les arbitrages budgétaires, le financement des dépenses publiques et la préservation des investissements prioritaires.</p><h3>Un déficit de recettes face à des dépenses supplémentaires</h3><p>Lors d’une conférence de presse organisée le 25 octobre, le chef du gouvernement a justifié la révision budgétaire par la dégradation des équilibres financiers de l’État. Il a fait état d’une baisse des recettes de 340 milliards de FCFA et d’une augmentation de 540 milliards de FCFA des dépenses incompressibles, principalement liées aux subventions à l’énergie et aux besoins supplémentaires des forces de défense et de sécurité.</p><p>Pour tenir compte de ces contraintes, le projet de LFR prévoit une réduction de 555 milliards de FCFA des crédits d’investissement. Le Premier ministre présente ces coupes comme des reports de dépenses à l’année suivante, expliquant que les conditions d’exécution n’étaient pas réunies pour certains projets ou que des besoins plus urgents devaient être financés en priorité.</p><p>Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a également mis en avant les conséquences économiques d’un éventuel rejet du texte. Selon lui, les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP) pourraient rencontrer davantage de difficultés à reconstituer leur trésorerie, à reprendre les chantiers suspendus, à régler leurs fournisseurs et à renouveler leurs équipements.</p><p>Le chef du gouvernement a ainsi appelé les députés à adopter le projet, déclarant : « Ne punissez pas le Peuple ! »</p><h3>Pastef conteste les arbitrages budgétaires</h3><p>Quelques jours auparavant, Ousmane Sonko avait annoncé que Pastef-Les Patriotes ne voterait pas la LFR en l’état. Le parti ne rejette pas le principe d’une révision budgétaire, mais conteste les choix opérés par le gouvernement, les modalités de financement et le niveau d’information fourni aux parlementaires.</p><p>La formation politique demande notamment de préserver les investissements publics et les priorités sociales, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’eau, des infrastructures et de l’industrie.</p><p>Pastef estime également que toute réduction des subventions à l’énergie doit s’accompagner de mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat des ménages et la situation financière des entreprises.</p><p>Le désaccord porte donc autant sur les contraintes financières de l’État que sur la répartition de l’effort budgétaire entre les dépenses courantes, les investissements et les politiques sociales.</p><p><a href="https://financesao.com/senegal-un-budget-de-7-3637-milliards-fcfa-prevu-pour-2027/"><strong><em>Lire aussi : Sénégal : un budget de 7 363,7 milliards FCFA prévu pour 2027</em></strong></a></p><h3>Le financement du CERP et les dépenses de l’État en question</h3><p>Sur le volet financier, Pastef réclame des éclaircissements concernant les 120 milliards de FCFA prévus pour le Projet autonome de réponse d’urgence contingente (CERP). Le parti demande des précisions sur l’origine des ressources, leur utilisation et les conséquences du report de certains crédits d’investissement.</p><p>Il plaide également pour une réduction des coûts de fonctionnement de l’État, un renforcement du contrôle des fonds spéciaux et la publication d’informations détaillées sur les déficits prévisionnels et la dette publique.</p><p>Ces demandes traduisent la volonté affichée par le parti de disposer d’une documentation plus complète sur les choix budgétaires avant de se prononcer sur le texte.</p><p>Pour le gouvernement, la priorité est de réajuster les dépenses aux ressources disponibles et de garantir la continuité du service public. Pour Pastef, l’enjeu est aussi de préserver les investissements structurants et les engagements sociaux, tout en apportant davantage de transparence sur le financement des dépenses.</p><h3>L’examen parlementaire reporté au 27 octobre</h3><p>L’examen du projet de loi n° 40/2026 portant loi de finances rectificative, initialement prévu le vendredi 23 octobre à 10 heures, a été reporté au mardi 27 octobre à 10 heures, selon un communiqué de l’Assemblée nationale daté du 24 octobre.</p><p>Cette échéance constitue une étape importante pour la suite de la procédure budgétaire. Les échanges parlementaires devront notamment permettre de confronter les justifications avancées par l’exécutif aux demandes de clarification et aux priorités défendues par les députés.</p><p>Le gouvernement maintient que la révision est nécessaire pour assurer la continuité du service public, protéger les citoyens et poursuivre les investissements, dans le cadre de référence de la Vision Sénégal 2050.</p><h3>Une controverse budgétaire sur fond de rupture politique</h3><p>Le désaccord autour de la LFR intervient dans un contexte de rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, dont les divergences sur la conduite du pouvoir et le leadership politique se sont accentuées depuis 2025.</p><p>Selon les éléments rapportés, cette crise a conduit à la révocation de Sonko de ses fonctions de Premier ministre le 22 mai 2026, après sa nomination à la suite de l’élection présidentielle de mars 2024. Il a ensuite été élu président de l’Assemblée nationale le 26 mai, tandis que Pastef est resté à l’écart du nouvel exécutif.</p><p>Dans ce contexte, l’examen de la loi de finances rectificative constitue un enjeu budgétaire et parlementaire majeur. Au-delà des divergences politiques, les arbitrages retenus détermineront la répartition des ressources publiques entre les dépenses urgentes, les investissements et les priorités sociales pour le reste de l’exercice 2026.</p>								</div>
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		<title>PLF 2027 au Maroc : salaires, retraites et aides en hausse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 12:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[budget 2027]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>PLF 2027 au Maroc : salaires, retraites et aides sociales au cœur des mesures pour le pouvoir d’achat Le projet de loi de finances (PLF) 2027 au Maroc prévoit une série de mesures destinées à améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Présenté par Fouzi Lekjaa devant le Parlement, le texte prévoit notamment une réforme de [&#8230;]</p>
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									<p><strong>PLF 2027 au Maroc : salaires, retraites et aides sociales au cœur des mesures pour le pouvoir d’achat</strong></p><p><strong>Le projet de loi de finances (PLF) 2027 au Maroc prévoit une série de mesures destinées à améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Présenté par Fouzi Lekjaa devant le Parlement, le texte prévoit notamment une réforme de l’impôt sur le revenu, une revalorisation progressive des pensions de retraite, une hausse des aides sociales directes et la prise en charge de certaines factures d’électricité.</strong></p><p>Le gouvernement marocain entend renforcer le pouvoir d’achat des ménages à travers plusieurs dispositifs fiscaux et sociaux inscrits dans le projet de loi de finances 2027. Présentées vendredi 23 octobre par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, devant les deux Chambres du Parlement réunies en séance commune, ces mesures s’inscrivent dans un contexte marqué par les préoccupations liées au coût de la vie.</p><p>La stratégie annoncée repose sur plusieurs leviers : alléger la fiscalité des salaires, améliorer les revenus des retraités, renforcer les transferts sociaux et réduire certaines dépenses courantes. Le projet prévoit également des investissements destinés à améliorer la commercialisation des produits alimentaires et à limiter les coûts supportés par les consommateurs.</p><p><strong>Impôt sur le revenu : 87 % des contribuables pourraient être exonérés</strong></p><p>La réforme de l’impôt sur le revenu (IR) constitue l’une des principales mesures du PLF 2027. Selon les annonces de Fouzi Lekjaa, les revenus mensuels inférieurs à 10 000 dirhams ne seront plus soumis à cet impôt à compter du 1er janvier 2027.</p><p>Cette évolution s’inscrit dans une réforme progressive appelée à se poursuivre jusqu’en 2031. Elle prévoit notamment de relever le seuil annuel d’exonération de 40 000 à 60 000 dirhams et de réduire le nombre de tranches imposables de cinq à trois.</p><p>D’après les chiffres présentés par le ministre, cette réforme devrait permettre d’exonérer 87 % des salariés. Pour une grande partie des travailleurs concernés, le gain de revenu disponible pourrait atteindre près de 500 dirhams par mois dès 2027.</p><p>Le coût budgétaire de cette première étape est estimé à 5,5 milliards de dirhams pour l’année 2027.</p><p>Les effets de la réforme devraient s’amplifier au cours des années suivantes. À l’horizon 2031, le gain mensuel annoncé atteindrait 1 186 dirhams pour un salarié percevant 11 800 dirhams par mois, et 3 079 dirhams pour un revenu mensuel de 18 700 dirhams.</p><p>Ces projections traduisent la volonté du gouvernement d’accroître le revenu disponible des salariés. Leur impact réel dépendra toutefois de la mise en œuvre des dispositions fiscales et de l’évolution du coût de la vie.</p><p><a href="https://financesao.com/maroc-la-croissance-economique-attendue-a-47-au-quatrieme-trimestre-2026/"><strong><em>Lire aussi : Maroc : la croissance économique attendue à 4,7 % au quatrième trimestre 2026</em></strong></a></p><p><strong>Retraites : une pension minimale appelée à atteindre 3 000 dirhams</strong></p><p>Le PLF 2027 prévoit également une amélioration progressive des pensions de retraite. Le gouvernement entend porter la pension minimale à 1 700 dirhams dès janvier 2027, avant de la relever par étapes jusqu’à 3 000 dirhams à la fin de la législature, en 2031.</p><p>La première revalorisation devrait bénéficier à environ 500 000 personnes, dont plus de 150 000 veuves.</p><p>Le projet prévoit parallèlement une modification des règles de réversion des pensions au profit des veuves. La part de la pension qui leur est reversée devrait passer de 50 % à 100 %, une mesure qui concernerait, selon Fouzi Lekjaa, quelque 431 000 bénéficiaires.</p><p>Ces dispositions visent à améliorer les revenus des personnes retraitées et à renforcer la protection financière des ménages les plus vulnérables. Leur portée dépendra notamment des modalités d’application et des conditions d’éligibilité retenues.</p><p><strong>Aides sociales directes : le minimum mensuel passerait à 600 dirhams</strong></p><p>Autre volet important du projet de loi de finances : le renforcement des aides sociales directes.</p><p>Le montant mensuel minimum, actuellement fixé à 500 dirhams, devrait passer à 600 dirhams dans une première phase. Le gouvernement prévoit ensuite une progression graduelle des montants, avec un objectif de 1 000 dirhams.</p><p>Cette première augmentation nécessiterait une enveloppe supplémentaire de trois milliards de dirhams.</p><p>À travers cette mesure, l’exécutif cherche à soutenir les ménages à faibles revenus et à renforcer le rôle des transferts sociaux dans la redistribution. La hausse annoncée doit néanmoins être appréciée au regard des dépenses essentielles des familles, notamment l’alimentation, le logement, les transports et l’énergie.</p><p><strong>Factures d’électricité : une prise en charge annoncée pour six millions de clients</strong></p><p>Le gouvernement prévoit également de prendre en charge les factures mensuelles d’électricité dont le montant ne dépasse pas 100 dirhams.</p><p>Cette mesure, annoncée pour le 1er janvier 2027, devrait bénéficier à six millions de clients, soit environ 60 % de la clientèle concernée. Son coût annuel est estimé à 2,8 milliards de dirhams.</p><p>Le dispositif devrait aussi s’étendre à certaines petites activités artisanales à faible consommation électrique, notamment dans les zones rurales.</p><p>L’objectif est de réduire les dépenses énergétiques des ménages les plus exposés et de soutenir les petites activités économiques. Les modalités précises de mise en œuvre devront toutefois déterminer les conditions d’éligibilité et les circuits de prise en charge.</p><p><strong>Produits alimentaires : un milliard de dirhams pour moderniser la distribution</strong></p><p>Au-delà des mesures fiscales et sociales, le PLF 2027 prévoit de consacrer un milliard de dirhams à l’amélioration des circuits de distribution et de commercialisation des produits alimentaires.</p><p>Cette enveloppe doit notamment contribuer à la modernisation des marchés de gros et accompagner la création de six sociétés régionales d’agrégation et de commercialisation dans les principales régions agricoles.</p><p>Le gouvernement annonce également une réforme des circuits de distribution de la viande et du poisson. L&rsquo;objectif est de réduire le poids des intermédiaires, de fluidifier l’acheminement des produits et de favoriser une baisse des prix à la consommation.</p><p>La réussite de ces initiatives dépendra de leur capacité à réduire effectivement les coûts logistiques et commerciaux. Une amélioration des circuits de distribution ne garantit pas, à elle seule, une diminution immédiate des prix : celle-ci dépendra également de la production, de la concurrence, de la demande et des conditions du marché.</p><p><strong>Recettes fiscales en hausse et déficit budgétaire attendu à 3 % du PIB</strong></p><p>Ces annonces interviennent alors que les recettes fiscales marocaines poursuivent leur progression. À fin septembre 2026, elles ont atteint 288,3 milliards de dirhams, soit une hausse de 30,2 milliards de dirhams sur un an, correspondant à une progression de 11,7 %.</p><p>Pour l’ensemble de l’exercice 2026, Fouzi Lekjaa prévoit un déficit budgétaire ramené à 3 % du produit intérieur brut (PIB) et un taux d’endettement stabilisé à 67,5 %.</p><p>Ces indicateurs constituent un élément important pour apprécier les marges de manœuvre budgétaires du Royaume. Les mesures annoncées dans le PLF 2027 devront en effet concilier soutien au pouvoir d’achat, financement des politiques sociales et maîtrise des finances publiques.</p><p><strong>Un effort social dont l’efficacité dépendra de son application</strong></p><p>Avec le PLF 2027, le gouvernement met en avant une stratégie combinant allègements fiscaux, soutien aux revenus, transferts sociaux et interventions ciblées sur certaines dépenses essentielles.</p><p>Les gains annoncés pour les salariés, la revalorisation des pensions, l’augmentation des aides directes et la prise en charge de certaines factures d’électricité pourraient améliorer la situation financière de nombreux ménages.</p><p>Reste un enjeu central : mesurer l’effet réel de ces dispositifs sur le niveau de vie. Leur efficacité dépendra du calendrier d’application, des conditions d’accès, de leur financement et de leur capacité à compenser les pressions exercées par les prix.</p><p>Le PLF 2027 ouvre ainsi une nouvelle étape dans la politique de soutien au pouvoir d’achat au Maroc. Les arbitrages parlementaires et les mesures d’application permettront de préciser la portée effective de ces annonces et leurs conséquences pour les ménages comme pour les finances publiques.</p>								</div>
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		<title>Zimbabwe : le pays intègre le top 15 des économies africaines en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manuel H.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 10:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macroéconomie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique australe]]></category>
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									<p>Le Zimbabwe se hisse au 14e rang des économies africaines en 2026, avec un produit intérieur brut (PIB) projeté à 65,92 milliards de dollars, selon les dernières Perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI), publiées en octobre 2026. Cette progression place le pays devant le Cameroun et la Tunisie et reflète la reprise de l’activité, soutenue notamment par les secteurs minier et agricole ainsi que par la hausse des recettes d’exportation.</p><h3>Le Zimbabwe gagne trois places en un an</h3><p>Le classement du FMI fait ressortir une amélioration progressive de la position économique du Zimbabwe. En 2025, le pays occupait la 17e place en Afrique, avec un PIB évalué à 51,22 milliards de dollars. En avril 2026, il était remonté au 16e rang, sur la base d’une production économique projetée à 56,71 milliards de dollars.</p><p>La dernière évaluation du Fonds porte désormais son PIB prévisionnel à 65,92 milliards de dollars, permettant au pays d’accéder à la 14e place continentale.</p><p>Cette évolution s’explique notamment par les révisions successives à la hausse des estimations du FMI. Elle intervient après plusieurs années marquées par des chocs ayant pesé sur l’économie zimbabwéenne, notamment les sécheresses, l’instabilité monétaire et les difficultés liées à la dette extérieure.</p><p><a href="https://financesao.com/afrique-top-10-des-plus-grandes-economies-en-2026/"><strong><em>Lire aussi : Afrique : Top 10 des plus grandes économies en 2026</em></strong></a></p><h3>Une croissance portée par les mines et l’agriculture</h3><p>Le secteur minier demeure l’un des principaux moteurs de la reprise économique. Les exportations d’or bénéficient de cours internationaux favorables et de l’augmentation de la production, contribuant à renforcer les recettes d’exportation et les entrées de devises.</p><p>L’agriculture participe également à cette dynamique. Le retour à une pluviométrie plus favorable a permis d’améliorer les rendements après plusieurs périodes de perturbations liées aux conditions météorologiques.</p><p>Ces deux secteurs jouent un rôle important dans l’activité économique du pays, en soutenant la production et les recettes en devises.</p><h3>Le FMI prévoit une croissance de 5 % en 2026</h3><p>Malgré cette progression, le rythme de croissance devrait ralentir par rapport à l’année précédente. Le FMI prévoit une hausse du PIB réel de <strong>5 % en 2026</strong>, après une croissance estimée à <strong>8,3 % en 2025</strong>.</p><p>Les transferts de fonds envoyés par les Zimbabwéens établis à l’étranger constituent également un facteur de soutien à l’économie, grâce à la stabilité de ces flux financiers.</p><p>La trajectoire du pays dépendra toutefois de sa capacité à consolider les acquis de la reprise et à maintenir un environnement économique plus stable.</p><p><a href="https://financesao.com/zimbabwe-afreximbank-anticipe-une-croissance-de-5-en-2026-et-un-recul-marque-de-linflation/"><strong><em>Lire aussi : Zimbabwe : Afreximbank anticipe une croissance de 5 % en 2026 et un recul marqué de l’inflation</em></strong></a></p><h3>Stabilisation macroéconomique et dette : les défis à relever</h3><p>L’amélioration du classement continental intervient alors que le Zimbabwe poursuit ses efforts pour stabiliser son environnement macroéconomique et attirer davantage d’investissements.</p><p>Le règlement des arriérés de dette accumulés de longue date demeure également un enjeu important. La progression du PIB nominal et le redressement de certains secteurs ne suffisent pas, à eux seuls, à établir que les difficultés structurelles du pays sont résolues.</p><p>Le maintien de cette dynamique dépendra notamment de la capacité des autorités à renforcer la stabilité économique, à soutenir les secteurs productifs et à améliorer les conditions d’investissement.</p><p>Le passage du Zimbabwe au 14e rang des économies africaines marque ainsi une évolution notable de son poids économique estimé. La consolidation de cette position dépendra de la continuité de la reprise et de la résolution des fragilités qui pèsent encore sur son économie.</p>								</div>
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