Le Zimbabwe se hisse au 14e rang des économies africaines en 2026, avec un produit intérieur brut (PIB) projeté à 65,92 milliards de dollars, selon les dernières Perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI), publiées en octobre 2026. Cette progression place le pays devant le Cameroun et la Tunisie et reflète la reprise de l’activité, soutenue notamment par les secteurs minier et agricole ainsi que par la hausse des recettes d’exportation.
Le Zimbabwe gagne trois places en un an
Le classement du FMI fait ressortir une amélioration progressive de la position économique du Zimbabwe. En 2025, le pays occupait la 17e place en Afrique, avec un PIB évalué à 51,22 milliards de dollars. En avril 2026, il était remonté au 16e rang, sur la base d’une production économique projetée à 56,71 milliards de dollars.
La dernière évaluation du Fonds porte désormais son PIB prévisionnel à 65,92 milliards de dollars, permettant au pays d’accéder à la 14e place continentale.
Cette évolution s’explique notamment par les révisions successives à la hausse des estimations du FMI. Elle intervient après plusieurs années marquées par des chocs ayant pesé sur l’économie zimbabwéenne, notamment les sécheresses, l’instabilité monétaire et les difficultés liées à la dette extérieure.
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Une croissance portée par les mines et l’agriculture
Le secteur minier demeure l’un des principaux moteurs de la reprise économique. Les exportations d’or bénéficient de cours internationaux favorables et de l’augmentation de la production, contribuant à renforcer les recettes d’exportation et les entrées de devises.
L’agriculture participe également à cette dynamique. Le retour à une pluviométrie plus favorable a permis d’améliorer les rendements après plusieurs périodes de perturbations liées aux conditions météorologiques.
Ces deux secteurs jouent un rôle important dans l’activité économique du pays, en soutenant la production et les recettes en devises.
Le FMI prévoit une croissance de 5 % en 2026
Malgré cette progression, le rythme de croissance devrait ralentir par rapport à l’année précédente. Le FMI prévoit une hausse du PIB réel de 5 % en 2026, après une croissance estimée à 8,3 % en 2025.
Les transferts de fonds envoyés par les Zimbabwéens établis à l’étranger constituent également un facteur de soutien à l’économie, grâce à la stabilité de ces flux financiers.
La trajectoire du pays dépendra toutefois de sa capacité à consolider les acquis de la reprise et à maintenir un environnement économique plus stable.
Stabilisation macroéconomique et dette : les défis à relever
L’amélioration du classement continental intervient alors que le Zimbabwe poursuit ses efforts pour stabiliser son environnement macroéconomique et attirer davantage d’investissements.
Le règlement des arriérés de dette accumulés de longue date demeure également un enjeu important. La progression du PIB nominal et le redressement de certains secteurs ne suffisent pas, à eux seuls, à établir que les difficultés structurelles du pays sont résolues.
Le maintien de cette dynamique dépendra notamment de la capacité des autorités à renforcer la stabilité économique, à soutenir les secteurs productifs et à améliorer les conditions d’investissement.
Le passage du Zimbabwe au 14e rang des économies africaines marque ainsi une évolution notable de son poids économique estimé. La consolidation de cette position dépendra de la continuité de la reprise et de la résolution des fragilités qui pèsent encore sur son économie.







