UEMOA : le Niger en tête avec une croissance de 7 % au deuxième trimestre 2026
L’économie nigérienne affiche la plus forte croissance de l’UEMOA au deuxième trimestre 2026. Selon le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA de la BCEAO, publié en septembre, le PIB réel du Niger a progressé de 7,0 % sur un an entre avril et juin 2026.
Le pays confirme ainsi la bonne orientation de son activité économique en début d’année. Après une croissance de 7,2 % au premier trimestre 2026, le rythme a légèrement ralenti au deuxième trimestre, tout en restant supérieur à celui de l’ensemble de l’Union.
Le Niger devance le Bénin et le Togo
Avec 7,0 % de croissance, le Niger devance le Bénin (6,6 %) et le Togo (6,5 %). La Côte d’Ivoire suit avec 6,0 %, devant le Mali à 5,9 %.
Le Burkina Faso affiche une progression de 5,5 %, tandis que le Sénégal et la Guinée-Bissau enregistrent respectivement 5,0 % et 4,9 %.
À l’échelle de l’UEMOA, le PIB réel a augmenté de 6,0 % au deuxième trimestre 2026, après 6,1 % au premier trimestre. Sur l’ensemble de 2025, la croissance de l’Union avait atteint 6,5 %.
Une croissance encore soutenue dans l’ensemble de l’Union
La BCEAO prévoit une croissance de 6,1 % pour l’ensemble de l’UEMOA en 2026, avant une accélération à 6,2 % en 2027.
Cette dynamique repose principalement sur la demande intérieure, avec une contribution importante de la consommation finale et de l’investissement.
La Banque centrale relève également une bonne tenue de l’activité dans les différents secteurs de l’économie régionale.
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Le secteur tertiaire reste le principal moteur
Au deuxième trimestre 2026, le secteur tertiaire demeure le principal contributeur à la croissance de l’UEMOA, avec 3,4 points de pourcentage.
Le secteur secondaire apporte pour sa part 1,6 point, tandis que le secteur primaire contribue à hauteur de 1,0 point.
Cette configuration traduit une croissance portée par plusieurs composantes de l’économie régionale, notamment les services et le commerce, mais également l’industrie et les activités agricoles.
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Les industries et les services devraient rester dynamiques
Pour les prochains trimestres, la BCEAO anticipe la poursuite du dynamisme des industries extractives et manufacturières, ainsi que des activités commerciales et des services.
Les perspectives concernant la campagne agricole 2026/2027 devraient également soutenir l’activité économique de l’Union.
Cette évolution pourrait permettre à l’UEMOA de maintenir un rythme de croissance supérieur à 6 % malgré un environnement international marqué par plusieurs incertitudes.
Des risques persistent sur les perspectives
La trajectoire de croissance reste toutefois exposée à plusieurs facteurs de risque. La BCEAO cite notamment l’évolution de la conjoncture économique internationale, les conditions socio-politiques et sécuritaires dans les États membres ainsi que les conséquences du changement climatique.
Pour le Niger, la croissance de 7 % au deuxième trimestre confirme néanmoins une dynamique particulièrement soutenue, permettant au pays de se placer en tête des économies de l’UEMOA sur la période examinée.







