Le Togo franchit une nouvelle étape dans la régulation de son secteur cimentier. Le 16 mars 2026 à Lomé, le ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, à travers la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et l’Agence Togolaise de Normalisation (ATN), a officialisé trois nouvelles normes nationales applicables au ciment.
Rendues obligatoires par arrêté interministériel, ces normes visent à structurer davantage le marché et à répondre aux exigences croissantes en matière de qualité et de sécurité.
Un cadre renforcé pour le secteur du ciment
Les nouvelles dispositions ont pour objectif de :
- garantir la qualité du ciment commercialisé sur le marché national
- renforcer la sécurité des infrastructures
- protéger les consommateurs
- assurer une concurrence équitable entre producteurs locaux et importateurs
Lors de la cérémonie, le ministre délégué Arthur Trimua a souligné l’importance stratégique de cette réforme.
« Pour de nombreux ménages togolais, la construction d’un logement représente le premier investissement de leur vie, parfois le seul patrimoine durable. Il est crucial de garantir la conformité des matériaux utilisés. »
Une stratégie de souveraineté économique
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de promouvoir une véritable culture de la qualité, considérée comme un levier clé pour le développement industriel et la souveraineté économique.
Au-delà du ciment, le gouvernement entend élargir ce dispositif réglementaire à d’autres matériaux de construction. Des normes spécifiques pour le fer à béton sont notamment en préparation, afin de renforcer davantage la fiabilité des infrastructures et la protection des usagers.







