Le Nigeria pourrait connaître une décélération de son taux d’inflation en 2025, selon Dr Muda Yusuf, PDG du Centre pour la protection des entreprises privées (CPPE). Lors d’un entretien avec Nairametrics, il a attribué cette tendance à l’effet de base et à une stabilité macroéconomique progressive.
L’inflation mesurée en glissement annuel reflète un ralentissement après des hausses records en 2024, ce qui explique une partie de la tendance actuelle. En parallèle, l’atténuation de la volatilité du taux de change joue également un rôle dans cette baisse.
Cependant, malgré cette amélioration, le taux d’inflation de 23,18 % reste élevé, indiquant une hausse continue des prix, bien que moins rapide.
Alors que le gouvernement se félicite de ces résultats, de nombreux Nigérians expriment des doutes sur les réseaux sociaux. Ainà Dipo a salué les efforts des autorités : « L’inflation chute à 23,18 % grâce à la baisse des prix des denrées alimentaires. Nous devons féliciter le président et son équipe économique. »
Cependant, d’autres voix sont plus critiques. OKWOR II remet en question les statistiques officielles : « Comment l’inflation peut-elle baisser alors que le coût du transport reste élevé et qu’un sac de riz coûte toujours aussi cher ? »
De son côté, Maurice Ekpenyong souligne que les dépenses des ménages restent sous pression, avec des prix toujours élevés dans des secteurs clés comme l’alimentation, l’électricité, les télécommunications et le logement.
Cette situation met en lumière un décalage entre les chiffres officiels et la perception du terrain. Si les indicateurs économiques montrent une amélioration, le pouvoir d’achat des Nigérians ne semble pas suivre.
La crédibilité des données du Bureau national des statistiques (NBS) reste donc un sujet de débat, alors que les ménages continuent de faire face à une crise du coût de la vie.










































