Le 9ᵉ sommet international du Nigeria sur l’énergie (NIES) s’est ouvert mardi 3 février 2026 à la Villa d’État d’Abuja, réunissant des délégués venus de divers pays africains. La Côte d’Ivoire était représentée par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, accompagné de l’ambassadeur Traoré Kalilou.
L’objectif de cette rencontre est clair : faire de l’énergie un facteur de paix, de sécurité et de développement économique en Afrique. Les discussions ont porté sur la manière de transformer un secteur à fort potentiel, mais souvent source d’inégalités et de conflits, en catalyseur de cohésion régionale.
Les experts ont souligné que l’énergie doit être accessible à tous pour contribuer à la stabilité et à la croissance. Adegbite Falade, président des producteurs indépendants de pétrole au Nigeria, a insisté sur l’importance des exportations, de la production locale de pétrole et de gaz, et sur le rôle du secteur privé pour stimuler la croissance et attirer les investissements.
L’opérationnalisation prochaine de la Banque africaine de l’énergie (AEB) a été saluée comme un levier majeur pour soutenir les projets et faciliter l’accès au financement. Pour Bshir Bayo Ojulari, PDG de la société nationale de pétrole (NNPCC), « l’énergie n’est pas seulement un secteur économique, mais le sang qui alimente la paix et la sécurité », et doit favoriser la cohésion sociale lorsqu’elle est distribuée équitablement.
Les participants ont rappelé que mal gérée, l’énergie peut être source de conflits, mais bien utilisée, elle devient un outil de développement et de stabilité. Le ministre nigérian des Ressources pétrolières, Dr Heineken Lokpobiri, a présenté le sommet comme une plateforme pour « faire reculer la pauvreté énergétique ». Le président de la Gambie, Adama Barro, a renchéri : « L’énergie est un facilitateur implicite du développement. Bien distribuée, elle est source de cohésion et de paix. »
Le vice-président nigérian, sénateur Kashim Shettima, représentant le président Bola Ahmed Tunubu, a souligné que « l’énergie est le cœur de la stabilité » et a appelé au renforcement de l’inclusion et des relations internationales. Le sommet s’affirme ainsi comme une plateforme stratégique pour l’investissement, l’innovation et la coopération énergétique sur le continent.



























