Le rapport NESG-Stanbic IBTC Business Confidence Monitor (BCM) prévoit une baisse du taux d’inflation au Nigeria à 27,1 % d’ici décembre 2025. Cette évolution pourrait soulager les entreprises et les consommateurs toujours confrontés à des défis économiques majeurs.
L’inflation, qui constitue un problème persistant pour l’économie nigériane, a été amplifiée par la suppression des subventions sur les carburants et la dépréciation de la monnaie. Ces facteurs ont entraîné une augmentation significative des coûts dans tous les secteurs. Cependant, les prévisions pour 2025 laissent entrevoir une stabilisation progressive, rendue possible grâce à plusieurs réformes structurelles en cours.
Les principales raisons de cette amélioration incluent la normalisation des prix du carburant, une meilleure gestion budgétaire, la stabilisation du taux de change et une augmentation de la production agricole. Le rapport prévoit une baisse significative de l’inflation au quatrième trimestre 2025, avec un taux moyen annuel de 30,5 % et une diminution à 27,1 % d’ici décembre.
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La réduction de l’inflation pourrait influencer les décisions de la Banque centrale du Nigeria en matière de politique monétaire. Un assouplissement des taux d’intérêt est envisagé pour la fin de 2025, dans le but de stimuler l’économie. Cette mesure marquerait une rupture avec l’approche actuelle, qui repose sur une politique monétaire stricte destinée à contrôler l’inflation.
En décembre 2024, une légère reprise des activités commerciales a été observée, en grande partie grâce à la demande saisonnière des fêtes. L’indice de performance des entreprises est passé à +0,77, contre -2,74 en novembre. Le secteur agricole a enregistré les meilleures performances (+13,93), soutenu par la saison des récoltes et une demande accrue.
Les industries non manufacturières ont également montré des signes de résilience (+5,80). Cependant, d’autres secteurs comme l’industrie manufacturière (-2,43), le commerce (-5,59) et les services (-3,46) continuent de faire face à des difficultés structurelles, notamment des coûts de production élevés et une demande modérée.
Malgré ces progrès, les entreprises nigérianes sont toujours confrontées à des défis structurels qui limitent leur croissance. Les coupures fréquentes d’électricité obligent de nombreuses entreprises à recourir à des générateurs coûteux, augmentant ainsi leurs coûts de production.
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La dépréciation du naira par rapport aux devises étrangères alourdit les coûts d’importation, tandis que les réglementations fiscales complexes freinent les activités commerciales. Bien que l’accès au financement se soit légèrement amélioré en décembre (+8,25), le coût élevé des emprunts reste un frein majeur à l’investissement. Ces contraintes ont conduit à une réduction des projets d’investissement, avec un solde net de -31,46 enregistré pour l’activité d’investissement en décembre 2024.
Malgré ces obstacles, les perspectives économiques du Nigeria pour 2025 restent positives. Le PIB devrait croître de 3,5 %, contre 3,2 % en 2024, grâce à des améliorations dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’industrie manufacturière et les industries non manufacturières.
La baisse de l’inflation et la stabilisation des taux de change devraient encourager les dépenses de consommation et stimuler l’activité économique globale. Ces évolutions offrent des raisons d’espérer une reprise progressive de l’économie nigériane, malgré les défis structurels persistants.




























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