La Banque centrale du Nigéria a surpris les marchés en augmentant son taux de prêt de référence de 50 points de base, atteignant ainsi 27,25 %. Il s’agit de la cinquième hausse des taux cette année, reflétant une lutte continue contre les pressions inflationnistes malgré des signes récents d’atténuation de l’inflation.
Le Comité de politique monétaire (MPC), dirigé par le gouverneur Olayemi Cardoso, a décidé de donner la priorité au contrôle de l’inflation plutôt qu’à la croissance économique. Cette décision intervient alors que le pays traverse l’une de ses pires crises du coût de la vie depuis des décennies
Voir aussi : La CBN Augmente les Taux d’Intérêt de 50 Points de Base pour Prolonger le Cycle de Hausse
Contexte des hausses de taux
Depuis le début de l’année, la Banque centrale a procédé à plusieurs augmentations de taux :
- Février : +400 points de base
- Mars : +200 points de base
- Mai : +150 points de base
- Juillet : +50 points de base
La dernière hausse marque la cinquième de l’année. Bien que l’inflation ait légèrement baissé pour atteindre 32,15 % en août, l’inflation sous-jacente reste élevée en raison de la hausse des prix de l’énergie.
Réactions des analystes
La décision de relever les taux a pris de nombreux analystes au dépourvu, car ils s’attendaient à ce que la banque centrale maintienne les taux inchangés en raison de la récente baisse de l’inflation et de la stabilisation du naira.
Le Nigéria, confronté à une crise du coût de la vie exacerbée par la réduction des subventions à l’essence et à l’électricité ainsi que la dévaluation du naira, fait face à une situation économique difficile. Les inondations récentes dans le nord du pays et la hausse des coûts d’emprunt pourraient également aggraver les pressions sur les prix.
Bien que la hausse des taux vise à maîtriser l’inflation, elle pourrait également augmenter les coûts d’emprunt pour les entreprises et les consommateurs, potentiellement ralentissant la croissance économique. La Banque centrale continuera de surveiller les conditions économiques et pourrait ajuster les taux si les pressions inflationnistes persistent.







