Les États-Unis ont décidé d’enquêter sur la gestion de l’aide étrangère versée au Nigeria et dans d’autres pays, à la suite des inquiétudes sur un possible détournement de fonds vers des groupes terroristes. Cette décision intervient après la directive du président Donald Trump, émise le 20 janvier 2025, suspendant toute aide étrangère pendant 90 jours.
La mission américaine au Nigeria a réaffirmé son engagement à garantir que l’aide américaine parvienne aux destinataires légitimes. Un communiqué officiel a précisé que des systèmes de suivi et d’évaluation sont en place pour contrôler l’usage des fonds. Washington a également condamné les actes de Boko Haram, qualifié d’organisation terroriste étrangère depuis le 14 novembre 2013.
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Cette initiative répond aux préoccupations du député républicain Scott Perry, qui a dénoncé lors d’une audition parlementaire un potentiel détournement des fonds de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Il a déclaré que des sommes importantes auraient pu indirectement financer des groupes extrémistes, dont Boko Haram et l’État Islamique.
La suspension de l’aide suscite des inquiétudes parmi les organisations humanitaires, qui alertent sur les risques de perturbation des programmes de santé, d’éducation et d’aide humanitaire en Afrique. Les États-Unis assurent cependant poursuivre leur coopération sécuritaire avec le Nigeria et leurs partenaires régionaux pour lutter contre la menace terroriste.










































