Le Gabon a finalisé un rachat partiel de son eurobond 2015 d’une valeur en principal de 315 millions de dollars, acceptant un montant de 225,5 millions USD. Cette opération, pilotée par Citi, permet au pays d’éviter un défaut de paiement et de préserver sa crédibilité financière.
Le 10 février 2025, le gouvernement gabonais a lancé une offre de rachat de son eurobond arrivant à échéance en juin 2025, avec un taux initial de 6,95 %. Pour mener à bien cette opération, le Gabon a levé 520 millions de dollars sur le marché international via un placement privé arrangé par Citi.
Cependant, ce refinancement s’est fait à un coût particulièrement élevé. Initialement proposé à un taux de 9,5 %, les investisseurs ont exigé un rendement final de 12,7 %, un des plus élevés pour un pays de cette envergure depuis 15 ans, selon Global Capital.
En termes de maturité, la moitié du principal devra être remboursée en 2028 et le solde en 2029, ce qui donne une durée de vie moyenne pondérée de 3,5 ans.
Le Gabon fait face à de fortes contraintes de liquidité, à une croissance des arriérés extérieurs et à une dégradation de sa note de crédit. En janvier dernier, Fitch Ratings a abaissé la note du pays à CCC, après que le gouvernement ait accumulé 26,6 millions USD d’arriérés vis-à-vis de la Banque mondiale.
Bien que le refinancement offre un bol d’air au Trésor public, il ne fait que repousser l’échéance tout en alourdissant la charge de la dette, alors que les recettes pétrolières sont en baisse.
L’opération de rachat a rassuré les marchés sur la volonté du Gabon d’honorer ses engagements financiers. Toutefois, face à la pression budgétaire croissante, le pays pourrait se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau programme financier d’une durée estimée à 36 mois et d’un montant compris entre 500 et 700 millions de dollars.
Ce programme devrait mettre l’accent sur le rôle du secteur privé et des investissements directs étrangers (IDE) pour soutenir la croissance, tout en imposant au gouvernement des réformes budgétaires visant à renforcer sa crédibilité financière.
L’avenir financier du Gabon dépendra de sa capacité à équilibrer sa politique budgétaire et à renforcer sa transparence financière tout en poursuivant son programme d’investissements stratégiques.










































