Le PPP, levier stratégique pour financer la croissance
Le Burkina Faso renforce sa stratégie de financement du développement à travers le Partenariat public-privé (PPP). La première session ordinaire de 2026 de la Commission PPP s’est tenue le 23 mars sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des autorités de faire du PPP un instrument central pour mobiliser des financements alternatifs, dans un contexte de contraintes budgétaires croissantes.
Bilan 2025 et validation des priorités 2026
Les travaux ont permis d’examiner le rapport de mise en œuvre du programme PPP à fin 2025, ainsi que de valider l’avant-projet du programme pour 2026.
L’objectif est clair : structurer un portefeuille de projets capables de répondre aux besoins en infrastructures tout en limitant le recours à l’endettement public.
Une trentaine de projets structurants validés
À l’issue de la session, la Commission a validé un programme PPP comprenant environ 30 projets, alignés sur les priorités du Plan de relance 2026-2028.
Ces projets couvrent plusieurs secteurs stratégiques :
- énergie
- infrastructures routières
- habitat
- santé
- sécurité
- développement industriel et commercial
Cette diversification vise à stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations.
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Des contraintes opérationnelles à lever
Malgré les avancées, des défis persistent. Le directeur exécutif du Bureau national des grands projets, Hamidou Sawadogo, a relevé plusieurs obstacles :
- retards dans la transmission des offres techniques et financières ;
- insuffisances dans la gestion des projets PPP ;
- absence de cellules PPP dans certains ministères.
Ces contraintes freinent la mise en œuvre efficace des projets et appellent à un renforcement des capacités institutionnelles.
Accélérer le passage à l’action
Face à ces enjeux, le chef du gouvernement a insisté sur la ضرورة d’accélérer l’exécution des projets. Il a appelé les ministères à passer d’une logique de planification à une logique de résultats concrets.
Le message est sans ambiguïté : le succès du modèle PPP dépend désormais de la capacité des acteurs à transformer les engagements en réalisations tangibles.
Vers un modèle de financement plus soutenable
En misant sur le PPP, le Burkina Faso cherche à bâtir un modèle de financement plus résilient, capable d’attirer des investissements privés tout en soutenant le développement des infrastructures.
Cette orientation stratégique pourrait renforcer la compétitivité de l’économie nationale et positionner le pays comme un acteur dynamique dans l’utilisation des mécanismes innovants de financement en Afrique de l’Ouest.








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