En mai 2024, la douane guinéenne a mis en place un système de suivi électronique des marchandises, entraînant une augmentation significative des tarifs de fret. Cette nouvelle mesure, entrée en vigueur le 1er mai, remplace l’ancienne escorte douanière par un suivi électronique utilisant des balises pour les marchandises conteneurisées, en vrac, ainsi que pour les véhicules roulants ou dessus-bord. Les nouveaux tarifs ont été fixés à 84 957,168 F CFA pour les marchandises et à 35 392,82 F CFA pour les véhicules, contre un tarif unique antérieur de 25 000 F CFA.
Réactions et Actions Envisagées
Cette augmentation des coûts a suscité un fort mécontentement parmi les opérateurs économiques maliens, qui ont rejeté les nouveaux tarifs. Ils réclament le maintien de l’ancien tarif de 25 000 F CFA par escorte.
En réponse, le ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali a décidé d’organiser une mission de haut niveau pour négocier avec les autorités guinéennes. Cette mission, qui se prépare à se rendre à Conakry, inclura des membres du gouvernement malien ainsi que des représentants des chambres consulaires. Le but est de discuter de la question des tarifs et de trouver un compromis.
Contexte des Discussions Antérieures
En mai 2024, une délégation malienne avait déjà séjourné à Conakry, dirigée par Jean Dakono, vice-président du Conseil malien des chargeurs (CMC). Cette délégation comprenait des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim), du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et de la Fédération des transitaires et commissionnaires agréés en douane du Mali (Fegetram). Les discussions avaient porté sur divers aspects du suivi électronique et de l’escorte physique des marchandises.
Lors de ces échanges, une proposition avait été faite pour maintenir le tarif de 25 000 F CFA par camion si aucune réduction sur le nouveau tarif n’était accordée. Un accord avait été trouvé sur le paiement du suivi électronique des cargaisons et la mise en place d’un comité de suivi. Cependant, la question de la réduction du coût de l’escorte électronique reste un point de désaccord majeur.
Prochaines Étapes
Les deux parties se sont accordées pour organiser une nouvelle rencontre afin de poursuivre les négociations. En attendant, chaque partie est invitée à constituer un groupe de travail pour parvenir à un accord qui soit avantageux pour les deux pays.







