Le Port Autonome de Dakar (PAD) a enregistré une baisse significative de 17,1 % de son activité en décembre 2024, impactée par le recul simultané des débarquements (-24,9 %) et des embarquements (-5,0 %). Selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le volume des débarquements a chuté de 1,052 million de tonnes en novembre à 790 000 tonnes en décembre, marquant un recul notable dans le commerce maritime du Sénégal.
La baisse du volume des débarquements s’explique principalement par :
- Une chute de 31,3 % des produits de la mer.
- Un recul des importations d’hydrocarbures raffinés de 24,7 %.
- Une légère diminution des marchandises diverses (-1,4 %).
Du côté des embarquements, la diminution de 5 % des exportations est due principalement à :
- Une baisse de 42,4 % des phosphates exportés.
- Une réduction de 4,5 % des produits de la mer destinés à l’exportation.
- Une contraction de 1,4 % des exportations de marchandises diverses.
Sur l’ensemble de l’année 2024, le volume total des échanges au PAD (débarquements et embarquements) a reculé de 14,7 % par rapport à 2023, passant de 22,4 millions de tonnes à 19,1 millions de tonnes. Cette baisse annuelle de 3,3 millions de tonnes reflète une diminution de l’activité portuaire, avec des secteurs stratégiques particulièrement touchés :
- Les marchandises diverses ont chuté de 33,8 % sur l’année.
- Les importations de pétrole brut ont reculé de 34,1 %.
- Les produits de la mer ont enregistré une baisse annuelle de 13,9 %.
Malgré la baisse enregistrée en décembre, le transport de phosphates a connu une hausse spectaculaire de 62 % sur l’ensemble de 2024. Ce secteur semble être l’un des rares à avoir résisté à la tendance baissière du commerce maritime au Sénégal.
Cette contreperformance du PAD met en évidence les défis du commerce maritime sénégalais, notamment la volatilité des exportations de produits clés et la dépendance aux hydrocarbures. Pour inverser la tendance, le port devra miser sur l’optimisation de ses infrastructures, le développement de nouvelles routes commerciales et l’amélioration des capacités logistiques pour rester compétitif face aux autres hubs régionaux.











































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