Le Mozambique vient d’obtenir l’un des plus gros engagements financiers de son histoire. Le conglomérat qatari Al Mansour Holdings a annoncé un investissement de 20 milliards de dollars destiné à transformer deux secteurs stratégiques : l’agriculture et l’énergie.
Cet accord, officialisé le 27 août 2025, prévoit notamment l’électrification des zones rurales, où l’accès à l’électricité reste limité, ainsi que le développement de la production de gaz de pétrole liquéfié (GPL). L’objectif affiché est de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations énergétiques et de consolider son autonomie.
Pour les autorités mozambicaines, ce financement s’inscrit dans le plan quinquennal de croissance 2025-2029, qui fait de l’énergie et de l’agriculture les piliers de la transformation économique. Le président Daniel Chapo, élu en janvier dernier, souhaite dynamiser l’agro-industrie afin de dépasser l’agriculture de subsistance, encore dominante puisque 80 % des terres cultivées servent à l’autoconsommation selon l’USDA.
Le dirigeant d’Al Mansour Holdings, Mansour bin Jabor bin Jassim Al Thani, a qualifié ce projet de partenariat « gagnant-gagnant » : « Nous ne sommes pas ici pour concurrencer, mais pour construire », a-t-il déclaré.
Un déploiement stratégique du Qatar en Afrique
Cet investissement au Mozambique s’inscrit dans une série d’initiatives régionales du Qatar. Rien qu’en août 2025, Al Mansour Holdings a annoncé :
12 milliards USD au Botswana, couvrant l’énergie, les mines et le tourisme,
19 milliards USD en Zambie, dans les infrastructures et l’agriculture,
ainsi qu’un accord majeur en Égypte de 7,5 milliards USD quelques mois plus tôt.
À travers ces projets, le Qatar renforce son influence économique en Afrique, face à des acteurs comme la Chine et les États-Unis, tout en diversifiant ses partenariats vers des pays riches en ressources agricoles, énergétiques et minières.
Avec cet accord, le Mozambique espère non seulement améliorer son accès à l’énergie mais aussi stimuler ses exportations agricoles, renforcer la sécurité alimentaire et créer des milliers d’emplois. Pour Doha, il s’agit d’une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion et de coopération durable avec l’Afrique.








































