L’Algérie a reçu 1,79 milliard de dollars d’envois de fonds de sa diaspora en 2025, selon le rapport Sending Money Home 2026. Beyond remittances: From lifeline to resilience – one family at a time, publié le 14 septembre 2026 par le Fonds international de développement agricole (FIDA).
Avec ce montant, le pays se classe au 11e rang des principaux bénéficiaires africains de transferts de fonds. Il se situe derrière le Ghana, qui a reçu 2,42 milliards de dollars, et devant la Côte d’Ivoire, avec 1,77 milliard de dollars.
Les transferts vers l’Algérie reculent en 2025
Les flux de fonds reçus par l’Algérie ont diminué en 2025 par rapport à l’année précédente. Ils avaient atteint 1,942 milliard de dollars en 2024, contre 1,868 milliard de dollars en 2023, d’après les données citées dans le rapport du FIDA.
Sur un an, le recul atteint ainsi environ 152 millions de dollars, soit près de 7,8 %.
Malgré cette baisse, les transferts de la diaspora restent un flux financier significatif pour l’Algérie, notamment pour les ménages qui en bénéficient.
L’Algérie au 11e rang africain
Avec ses 1,79 milliard de dollars reçus en 2025, l’Algérie figure parmi les principaux pays africains bénéficiaires de transferts de fonds.
Le pays se trouve derrière le Ghana, qui a enregistré 2,42 milliards de dollars, et devant la Côte d’Ivoire, avec 1,77 milliard de dollars.
À l’échelle continentale, l’Égypte domine largement le classement avec 41,51 milliards de dollars. Elle est suivie du Nigeria, à 22,78 milliards de dollars, et du Maroc, à 13,65 milliards de dollars.
L’Éthiopie, avec 7,13 milliards de dollars, et le Kenya, avec 5 milliards de dollars, complètent le Top 5 africain.
124,2 milliards de dollars de transferts vers l’Afrique
Le rapport du FIDA estime à 124,2 milliards de dollars le montant des transferts de fonds destinés à l’Afrique en 2025. Ce volume a progressé de 86 % depuis 2016.
À l’échelle mondiale, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 728,6 milliards de dollars en 2025, contre 375,6 milliards en 2016, soit une hausse de 94 %.
Les flux destinés à l’Afrique restent toutefois fortement concentrés sur certaines régions. L’Afrique du Nord a reçu 60,2 milliards de dollars en 2025, devant l’Afrique de l’Ouest avec 36,1 milliards, l’Afrique de l’Est avec 22 milliards, l’Afrique centrale avec 4,1 milliards et l’Afrique australe avec 1,8 milliard.
Lire aussi : Transferts de fonds : 728,6 milliards $ vers les pays en développement
Des transferts encore coûteux
Le coût d’envoi des fonds demeure un enjeu important pour les migrants et leurs familles.
Pour un transfert de 200 dollars vers l’Afrique effectué par des prestataires non bancaires, le coût moyen est passé de 9 % au troisième trimestre 2016 à 7,2 % au troisième trimestre 2025. Cela représente une baisse de 20 % en neuf ans.
Ce niveau reste cependant supérieur à la cible de 3 % fixée par les Objectifs de développement durable (ODD).
La diminution des frais constitue donc un levier important pour accroître la part des fonds qui parvient effectivement aux ménages bénéficiaires.
La numérisation transforme les transferts
Le FIDA relève également une progression des canaux numériques dans l’envoi de fonds. Plus de la moitié des transferts commencent désormais par un canal numérique, même si seulement 35 % des services étudiés en 2025 étaient entièrement numériques, de l’envoi à la réception.
Fintechs, néobanques, opérateurs de transfert d’argent et opérateurs de téléphonie mobile participent à cette transformation.
Pour les ménages bénéficiaires, le développement de services financiers plus accessibles et abordables peut faciliter l’utilisation des fonds reçus, notamment pour l’épargne et l’investissement.
Pour l’Algérie, les 1,79 milliard de dollars reçus en 2025 illustrent ainsi l’importance persistante des transferts de la diaspora, malgré le recul enregistré sur un an.








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