UMOA : les actifs bancaires atteignent 82 299 milliards FCFA en 2025
Le secteur bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a poursuivi sa progression en 2025, avec un total bilan de 82 298,8 milliards de FCFA, en hausse de 14,1 % sur un an. Malgré une concentration importante des actifs dans quelques pays, l’ensemble des places bancaires de l’Union a enregistré une évolution positive, selon le rapport annuel 2025 de la Commission Bancaire de l’UMOA.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso parmi les principales places bancaires
À fin 2025, les établissements de crédit opérant en Côte d’Ivoire détenaient 31 198,6 milliards de FCFA d’actifs, soit 37,9 % du total régional. Le pays demeure ainsi la première place bancaire de l’Union.
Le Sénégal occupe la deuxième position avec 15 783,2 milliards de FCFA, représentant 19,2 % des actifs bancaires de l’UMOA.
Le Burkina Faso arrive en troisième position avec 10 251,4 milliards de FCFA, soit 12,5 % du total régional. Le pays est suivi par le Mali, dont les établissements de crédit affichent un total bilan de 9 076,2 milliards de FCFA, correspondant à 11 % des actifs de l’Union.
Le classement se poursuit avec le Bénin, à 7 607,6 milliards de FCFA (9,2 %), le Togo, à 5 440,3 milliards (6,6 %), le Niger, à 2 429,8 milliards (3 %), et la Guinée-Bissau, à 511,6 milliards de FCFA, soit 0,6 %.
Une activité bancaire en nette progression
Au-delà des écarts entre les différentes places, les chiffres de 2025 témoignent d’une expansion du secteur bancaire régional.
Le total bilan des établissements de crédit de l’UMOA est passé à 82 298,8 milliards de FCFA, contre un niveau inférieur en 2024, soit une progression annuelle de 14,1 %.
Cette croissance s’est accompagnée d’une progression des crédits à la clientèle. Leur encours a augmenté de 5,5 %, pour atteindre 38 731,6 milliards de FCFA.
Les ressources mobilisées par les établissements ont, elles aussi, fortement progressé. Les dépôts et emprunts se sont établis à 56 200,2 milliards de FCFA, en hausse de 16 % sur un an.
La rentabilité des banques s’améliore
Les performances financières du secteur se sont également renforcées en 2025.
Le produit net bancaire (PNB) des établissements de crédit de l’UMOA a progressé de 8 %, pour atteindre 3 860,2 milliards de FCFA.
Le résultat net a enregistré une progression encore plus importante. Il s’est établi à 1 252,1 milliards de FCFA, soit une hausse de 25,5 % sur un an.
Cette amélioration traduit une progression de la capacité bénéficiaire du système bancaire régional, dans un contexte marqué par l’expansion des bilans et des ressources collectées.
Une solvabilité renforcée
La solidité financière des établissements de crédit s’est également améliorée.
Le ratio moyen de solvabilité est passé de 14,7 % en 2024 à 15,6 % en 2025, restant ainsi nettement supérieur au minimum réglementaire de 11,5 %.
Cette évolution traduit un renforcement global des fonds propres des établissements et de leur capacité à absorber d’éventuels chocs financiers.
Plus de 23 millions de comptes bancaires dans l’Union
L’expansion du secteur s’observe également à travers son réseau et sa clientèle.
À fin 2025, l’UMOA comptait 3 033 guichets et 4 316 guichets automatiques de banque (GAB). Le nombre de comptes bancaires s’est établi à 23,7 millions, en progression de 12,3 % sur un an.
Les effectifs du secteur ont également augmenté de 3,7 %, pour atteindre 43 783 employés.
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Une concentration qui reste importante
Le classement des actifs met néanmoins en évidence une forte concentration géographique du système bancaire de l’UMOA. Les deux principales places, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, représentent à elles seules 57,1 % des actifs bancaires de l’Union.
Derrière ce duo, le Burkina Faso et le Mali occupent également une place importante, avec respectivement 12,5 % et 11 % des actifs régionaux.
Au total, les données de la Commission Bancaire montrent un secteur bancaire ouest-africain en croissance, caractérisé à la fois par l’augmentation des bilans, des crédits et des dépôts, mais aussi par une amélioration de la rentabilité et de la solvabilité.








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