UEMOA : le Bénin attendu comme moteur de la croissance en 2026
Le Bénin devrait enregistrer la plus forte croissance économique de l’UEMOA en 2026, avec un taux projeté à 7 %, selon le dernier rapport Global Economic Prospects de la Banque mondiale, publié le 13 janvier 2026. Bien que légèrement inférieure à l’estimation de 7,3 % en 2025, cette performance place le pays en tête de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Une dynamique économique solidement ancrée
Cette perspective repose sur le maintien d’une activité économique soutenue. Ces dernières années, le Bénin a affiché des performances remarquables, tirées principalement par les secteurs des services et de l’industrie. En 2024, la croissance a atteint 7,5 %, son niveau le plus élevé depuis 1990, selon la Banque mondiale.
Le Fonds monétaire international (FMI) souligne que cette résilience économique est le fruit d’une politique macroéconomique prudente, combinée à des réformes structurelles ayant engagé une transformation progressive de l’économie béninoise.
Des moteurs de croissance à moyen terme
Plusieurs projets structurants devraient soutenir la croissance à moyen terme. Parmi eux figurent l’ouverture du pôle agroalimentaire du Grand Nokoué à Abomey-Calavi et la reprise de la production pétrolière à Sème-Podji. Malgré les incertitudes liées au commerce mondial et aux relations économiques avec certains pays voisins, la croissance du Bénin est attendue à 7,1 % en moyenne sur la période 2025-2027.
L’UEMOA sur une trajectoire de croissance robuste
À l’échelle régionale, la croissance économique de l’UEMOA est projetée à 5,8 % en 2026, contre 6,1 % en 2025. Après le Bénin, le Niger devrait afficher une croissance de 6,7 %, suivi de la Côte d’Ivoire (6,4 %). Le Togo (5,4 %), la Guinée-Bissau (5,2 %), le Mali (5 %), le Burkina Faso (4,9 %) et le Sénégal (4,1 %) complètent le classement.
Dans sa note de conjoncture de décembre 2025, la BCEAO indique que la croissance de l’Union devrait atteindre 6,9 % au quatrième trimestre 2025, portée par le dynamisme des activités commerciales, des services et par une bonne campagne agricole.
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Inflation en baisse, mais risques persistants
L’inflation devrait poursuivre sa décrue et s’établir à -0,2 % en décembre 2025, reflétant la baisse des cours mondiaux des denrées alimentaires et un bon approvisionnement des marchés céréaliers, favorisé par la campagne agricole 2025/2026.
Toutefois, certains États membres ont été confrontés à des chocs socio-politiques et économiques en 2025. Le coup d’État en Guinée-Bissau, la pénurie de carburant au Mali, liée à l’insécurité, ainsi que la situation de la dette publique du Sénégal, estimée à 132 % du PIB selon le FMI, ont conduit à une révision à la baisse de certaines prévisions.
Une croissance solide, mais des disparités persistantes
Si la croissance de l’UEMOA demeure robuste, le FMI souligne que les écarts de revenu par habitant entre les États membres continuent de se creuser, en raison de rythmes de croissance différenciés et de niveaux d’endettement élevés. Des défis structurels qui appellent à une consolidation des réformes afin de préserver la stabilité macroéconomique de la zone.








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