La Guinée veut accueillir la CAN en 2032 ou 2036
La Guinée affiche ses ambitions sur la scène sportive africaine. Le pays a officiellement manifesté son intérêt pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) lors des éditions 2032 et 2036.
L’annonce a été faite jeudi 20 août 2026 à l’issue d’une réunion présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah.
Selon le compte rendu publié par la Primature, le chef du gouvernement a signé les documents officiels de candidature devant être transmis à la Confédération africaine de football (CAF).
La Guinée évalue ses capacités d’accueil
Cette candidature intervient après la réalisation d’études destinées à évaluer la capacité du pays à répondre aux exigences fixées par la CAF.
Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a notamment indiqué que ces travaux préalables avaient porté sur les conditions nécessaires à l’organisation d’une compétition de cette envergure.
Le cahier des charges de la CAF impose en effet aux pays candidats de disposer d’infrastructures sportives, hôtelières, routières et logistiques adaptées aux exigences d’une compétition continentale.
Pour Conakry, l’enjeu sera donc de démontrer sa capacité à mettre en place les infrastructures nécessaires dans les délais impartis.
Une candidature au-delà du football
Pour le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’organisation de la CAN ne doit pas être considérée comme un simple projet sportif.
Le gouvernement guinéen entend utiliser cette candidature comme un levier de développement des infrastructures.
L’accueil de la compétition pourrait notamment accélérer les investissements dans les infrastructures routières et hôtelières, mais également stimuler les secteurs du tourisme, des services et des transports.
Une CAN organisée en Guinée pourrait ainsi générer des retombées économiques importantes, tout en renforçant l’attractivité du pays auprès des visiteurs et des investisseurs.
Un projet qui nécessite des investissements importants
L’organisation d’une Coupe d’Afrique des Nations représente toutefois un défi financier et logistique majeur.
Au-delà des stades, un pays hôte doit disposer d’une capacité d’accueil suffisante, de réseaux de transport performants, d’infrastructures sanitaires adaptées et d’une logistique capable d’accompagner les délégations, les supporters et les médias internationaux.
La candidature guinéenne devra donc être accompagnée d’un plan d’investissement cohérent et soutenable, notamment pour éviter que les infrastructures construites à l’occasion de la compétition ne deviennent sous-utilisées après l’événement.
La Guinée veut renforcer son attractivité
À travers cette démarche, le gouvernement cherche également à renforcer l’image de la Guinée sur le continent.
L’organisation de la CAN offrirait au pays une importante visibilité internationale et pourrait contribuer à promouvoir ses destinations touristiques, ses infrastructures et son potentiel économique.
Le football servirait ainsi de vecteur de promotion et de développement, dans une stratégie plus large visant à positionner la Guinée parmi les pays capables d’accueillir de grands événements internationaux.
Deux échéances pour maximiser ses chances
En visant simultanément les éditions 2032 et 2036, la Guinée se donne deux possibilités de concrétiser son ambition.
La prochaine étape consistera désormais à poursuivre les démarches auprès de la CAF et à démontrer que le pays dispose, ou peut mettre en place dans les délais requis, les infrastructures répondant aux standards de la compétition.
Avec cette double candidature, Conakry entend transformer un projet sportif en véritable projet de développement économique, touristique et infrastructurel.







