Le Comité de politique monétaire (CPM) de la BCEAO a décidé de maintenir son principal taux directeur à 3,5 %, lors de sa réunion du 5 mars 2025. Le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal reste fixé à 5,5 %, confirmant la politique monétaire en vigueur depuis décembre 2023.
La BCEAO justifie ce statu quo par une activité économique dynamique au sein de l’UEMOA. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone a progressé de 7 % au quatrième trimestre 2024, après une hausse de 5,8 % au trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la croissance du PIB réel est estimée à 6,2 %, contre 5,3 % en 2023, et devrait atteindre 6,3 % en 2025.
Cette dynamique est portée par la croissance des secteurs extractif, manufacturier et agricole. Toutefois, si la BCEAO affirme que cette expansion bénéficie d’un financement approprié, les PME continuent d’éprouver des difficultés d’accès au crédit bancaire.
L’inflation s’est établie à 2,9 % au quatrième trimestre 2024, contre 4,1 % au trimestre précédent. Cette baisse est attribuée à la diminution des prix des produits alimentaires et énergétiques importés, ainsi qu’aux bonnes récoltes de la campagne vivrière 2024/2025.
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Pour 2025, l’inflation devrait être contenue à 2,7 %, après 3,5 % en 2024. Cependant, des risques de résurgence subsistent en raison :
- des tensions sécuritaires dans la région,
- des effets du changement climatique sur la production agricole,
- des fluctuations des prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires.
La BCEAO note une amélioration de la situation extérieure de l’UEMOA, grâce à la hausse des prix des produits exportés, aux ventes d’hydrocarbures et à la mobilisation de financements extérieurs par les États membres.
Le Comité de politique monétaire assure qu’il continuera de surveiller l’évolution de l’inflation et des conditions économiques. Il prendra des mesures adaptées en cas de nécessité pour assurer la stabilité monétaire et financière de l’Union.
Si cette stabilité monétaire est encourageante, les défis de financement pour les PME et les risques économiques extérieurs nécessitent une vigilance accrue pour préserver la résilience économique de l’UEMOA.









































