Le gouvernement malien met en application de nouvelles taxes sur les services de télécommunications et les transactions de mobile money. Initialement prévues pour le 19 février, puis reportées au 28 février, ces mesures sont désormais en vigueur depuis le 5 mars 2025.
Les opérateurs télécoms, notamment Orange Mali et Moov Money, ont rapidement informé leurs clients des modalités des prélèvements. Ces nouvelles taxes concernent principalement les recharges téléphoniques et les transactions financières via mobile money.
- Taxe de 10 % sur les recharges téléphoniques, quel que soit le mode d’achat (cartes, distributeurs automatiques, mobile money).
- Augmentation des frais de retrait mobile money pour les montants supérieurs à 10 000 FCFA, passant de 100 FCFA à 200 FCFA, ce coût étant partagé entre l’opérateur et l’État.
- Nouvelle taxe de 1 % sur la réception des transferts mobile money, avec une option pour l’émetteur de prendre en charge ce coût.
Selon les autorités, cette approche vise à responsabiliser les citoyens en leur offrant la possibilité de contribuer volontairement au financement des projets d’intérêt général.
Lire aussi : Le Mali porte la taxe sur les télécoms à 7 %
Ces taxes s’inscrivent dans une stratégie globale d’augmentation des recettes fiscales adoptée par le gouvernement malien.
Le 5 février 2025, le Conseil des ministres a validé une hausse de la taxe sur les services télécoms, qui passe de 5 % à 7 %. Cette mesure vise à soutenir l’objectif de 2 334,5 milliards de FCFA (3,89 milliards de dollars) de recettes fiscales en 2025, soit 263 milliards de FCFA (438,33 millions de dollars) de plus qu’en 2024.
Le secteur des télécommunications, en pleine expansion au Mali, est devenu une source de revenus majeure pour l’État. Introduite en décembre 2012, cette taxe s’applique à toutes les entreprises détenant une licence d’exploitation d’un réseau de télécommunications ouvert au public, son montant étant indexé sur le chiffre d’affaires des opérateurs.
Les recettes générées par ces prélèvements serviront à financer des projets d’infrastructures de base et de développement social. Cependant, ces taxes suscitent des réactions mitigées, notamment chez les usagers qui craignent une augmentation du coût de la communication et des services financiers numériques.
Cette évolution fiscale souligne l’importance croissante des télécommunications et du mobile money dans l’économie malienne. Reste à voir si ces mesures seront acceptées par la population ou si elles engendreront une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des Maliens.










































