La Guinée a réalisé sa première expédition de minerai de fer du projet Simandou avec le départ, le 2 décembre 2025, d’un navire transportant 200 000 tonnes de minerai de haute teneur depuis le port de Moribaya, dans la sous-préfecture de Maférinyah, à destination de la Chine. L’information, rapportée par Global Times et confirmée par Winning International Group, marque une étape décisive dans la mise en exploitation du gigantesque gisement.
Dans un communiqué publié le 3 décembre, Rio Tinto Simfer a indiqué que le minerai avait d’abord été acheminé du port de Morebaya vers un navire océanique stationné en haute mer, via un système logistique combinant opérations côtières et transbordement en mer. Le consortium souligne que cette performance résulte de plusieurs années de coordination entre ingénierie, planification et exécution.
SimFer précise que la production devrait atteindre 60 millions de tonnes par an dans environ 30 mois, une fois le projet pleinement opérationnel. Considéré comme l’un des plus grands gisements de minerai de fer de haute teneur au monde, Simandou devrait renforcer la place de la Guinée sur le marché mondial.
Le consortium affirme que les prochaines étapes visent à favoriser une « transformation nationale inclusive », notamment par la création d’emplois, le développement industriel et l’ouverture d’un nouveau corridor économique bénéfique au pays.
Le directeur général de SimFer, Chris Aitchison, a salué une « étape historique », mettant en avant l’engagement et la collaboration des équipes et partenaires impliqués. Il a assuré que le projet serait mené de manière responsable afin de garantir des retombées durables pour les communautés et l’économie guinéenne.
Selon les données de navigation consultées par Global Times, le navire Winning Youth se dirige vers le port de Majishan, à Ningbo, dans la province du Zhejiang, avec une arrivée prévue à la mi-janvier 2026. Elle marquera le début des exportations régulières de Simandou.
Ce départ avait toutefois été retardé en raison de difficultés logistiques. Le 29 novembre, le média Caixin rapportait que le chargement était encore bloqué au port faute de locomotives disponibles pour assurer le transport ferroviaire. Seules quatre locomotives, fabriquées par Wabtec Corp., étaient alors en service, limitant la capacité d’acheminement.








































