TransGuinéen : un premier contrat de maintenance attribué à une entreprise locale
Alors que la Guinée s’appuie sur le corridor de Simandou pour accélérer sa transformation économique, la structuration de la maintenance ferroviaire devient un enjeu stratégique pour la fiabilité et la soutenabilité du futur réseau national. Dans ce contexte, la Compagnie du TransGuinéen (CTG) a annoncé la signature d’un premier contrat de maintenance des rails avec l’entreprise locale FYIA-Scoop.
Cet accord marque une étape importante dans la montée en puissance opérationnelle du projet, en garantissant la durabilité, la sécurité et la performance des infrastructures ferroviaires, tout en favorisant l’implication d’acteurs nationaux dans un projet d’envergure stratégique.
Un levier de durabilité et de transfert de compétences
Au-delà de l’entretien des rails, le contrat vise à poser les bases d’un transfert progressif de compétences au profit des entreprises locales spécialisées. La CTG entend ainsi structurer un écosystème national capable d’assurer, sur le long terme, la maintenance d’un réseau ferroviaire appelé à jouer un rôle central dans l’économie guinéenne.
La fiabilité des infrastructures constitue un prérequis essentiel, notamment pour sécuriser les flux logistiques liés aux exportations minières, mais aussi pour accompagner l’élargissement futur des usages du réseau.
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Un projet ferroviaire structurant pour l’économie guinéenne
Projet phare de la Guinée, le TransGuinéen est actuellement en cours de réalisation, avec plusieurs tronçons déjà achevés. Le réseau s’étend sur plus de 620 kilomètres et est interconnecté à deux ports minéraliers situés à Forécariah, conçus pour faciliter l’exportation du minerai de fer issu du gisement de Simandou.
La phase d’exploitation du projet a officiellement démarré en novembre 2025, marquant l’entrée du pays dans une nouvelle ère logistique et industrielle.
Un corridor à usages multiples
Si le fret minier constitue l’usage principal du TransGuinéen, l’infrastructure a également vocation à accueillir le transport de passagers et d’autres flux de marchandises. Cette diversification des usages s’inscrit dans une logique d’intégration logistique du territoire et de désenclavement des zones traversées par le corridor.
En octobre 2025, les exploitants du projet, en collaboration avec les autorités, ont présenté les premières locomotives du réseau. Ce parc roulant devrait être renforcé par l’acquisition de 7 000 wagons, d’une capacité unitaire de 81 tonnes, afin de soutenir les volumes attendus à pleine capacité.
Un impact macroéconomique majeur attendu
Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la mise en service complète du TransGuinéen pourrait entraîner une hausse de 26 % du PIB guinéen d’ici 2030 et permettre de doubler la valeur des exportations minières du pays.
Dans cette perspective, l’attribution du premier contrat de maintenance ferroviaire à FYIA-Scoop apparaît comme un signal fort en faveur de la durabilité du projet et de l’ancrage local de ses retombées économiques.







