Contrairement au Mali, qui a réalisé un retour réussi sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) le 4 septembre 2024, le Niger continue de rencontrer des difficultés pour mobiliser des fonds. Lors de sa nouvelle tentative du 5 septembre, le pays a échoué à atteindre son objectif de 20 milliards FCFA, comme cela avait déjà été le cas lors de son émission précédente du 1er août.
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Cette opération, qui consistait en une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) d’une maturité de 182 jours et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) sur 3 ans, a récolté un carnet d’ordres totalisant 11,11 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 57,1 %. Au final, seules les propositions relatives au BAT ont été retenues, permettant au Niger de mobiliser 10,12 milliards FCFA avec un taux marginal de 9,5 % et un rendement moyen pondéré de 9,34 %.
Les souscriptions proviennent principalement de 6 pays membres de l’UMOA, avec en tête le Togo (5,01 milliards FCFA), suivi du Niger (2 milliards FCFA), du Burkina Faso (1,81 milliard FCFA), du Bénin (1,11 milliard FCFA), de la Côte d’Ivoire (0,16 milliard FCFA), et du Sénégal (0,01 milliard FCFA).
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Ce résultat reflète la prudence du marché à l’égard du Niger, qui, lors de sa dernière émission en août, n’avait levé que 12,54 milliards FCFA, également loin des 20 milliards FCFA visés. Malgré ce contexte difficile, le Niger persiste à trouver des solutions pour attirer les investisseurs et améliorer ses perspectives financières.








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