La production de gaz naturel du Sénégal a enregistré une forte progression au premier semestre 2026, avec une hausse de 282,4 % par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, la production de pétrole brut a reculé de 1,3 % sur les six premiers mois de l’année, selon la note de conjoncture du deuxième trimestre publiée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Sur l’ensemble du secteur extractif, l’activité a progressé de 9,2 % en glissement annuel au premier semestre, portée principalement par la hausse de la production gazière et le dynamisme des minerais métalliques. Cette évolution positive masque toutefois des performances contrastées entre les différentes branches au deuxième trimestre.
Le gaz naturel tire la croissance du secteur extractif
La production gazière a constitué le principal moteur de la progression des activités extractives sénégalaises au premier semestre 2026. Sur cette période, elle a augmenté de 282,4 % par rapport aux six premiers mois de 2025.
Au deuxième trimestre, la production de gaz naturel s’est établie à 0,7 million de mètres cubes, selon la DPEE. Elle a néanmoins enregistré un recul de 6,8 % par rapport au trimestre précédent. En comparaison avec le deuxième trimestre 2025, elle affiche une progression de 123,4 %.
Ces résultats illustrent une forte hausse de la production gazière sur un an, malgré un ralentissement entre le premier et le deuxième trimestre 2026.
La production pétrolière recule légèrement sur un an
Contrairement au gaz naturel, la production de pétrole brut a enregistré une légère contraction au premier semestre 2026, avec un recul de 1,3 % en comparaison annuelle.
Au deuxième trimestre, elle a atteint 8,9 millions de barils, soit une hausse de 0,3 % par rapport au premier trimestre. En revanche, elle a diminué de 2,6 % par rapport à la même période de 2025.
Cette évolution traduit des tendances différentes entre les deux principales productions d’hydrocarbures du pays : le gaz naturel affiche une forte progression annuelle, tandis que le pétrole brut reste légèrement en retrait sur l’ensemble du premier semestre.
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Les minerais métalliques progressent de 20,7 % au premier semestre
L’activité des minerais métalliques a également contribué à la croissance du secteur extractif. Selon la DPEE, elle a progressé de 20,7 % en cumul sur les six premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.
La production d’or s’est établie à 130 513,1 onces, soit environ 4,1 tonnes, au deuxième trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, l’activité aurifère a augmenté de 34,8 % en glissement annuel.
À l’inverse, la production de zircon a fortement reculé. Elle a diminué de 56,5 % au premier semestre, avec seulement 23 tonnes extraites au deuxième trimestre. Cette contraction s’explique par l’absence de production durant les mois de mai et juin.
Le phosphate recule de 35,1 % au deuxième trimestre
La production de phosphate a connu une évolution contrastée au cours du premier semestre. Après une forte progression au premier trimestre, l’activité a diminué de 35,1 % au deuxième trimestre.
La production s’est établie à 496 498 tonnes, en baisse de 22,6 % sur la période considérée. Malgré ce recul trimestriel, elle affiche une progression de 5,7 % sur l’ensemble du premier semestre 2026 par rapport à 2025.
Cette évolution illustre les variations importantes observées au cours de l’année dans les différentes branches de l’extraction minière.
L’activité extractive se contracte de 4,5 % entre les deux trimestres
Malgré la hausse enregistrée sur l’ensemble du premier semestre, le secteur extractif sénégalais a subi un ralentissement au deuxième trimestre 2026. Son activité a reculé de 4,5 % par rapport au premier trimestre.
Cette contraction s’explique notamment par la baisse de la production de gaz naturel (-6,8 %), des minerais métalliques (-9,4 %), des phosphates (-35,1 %) et des autres produits de l’extraction (-47,8 %).
Au total, les données de la DPEE font ressortir un secteur extractif en progression annuelle, mais marqué par des évolutions divergentes selon les ressources exploitées. La forte hausse de la production gazière et le dynamisme de l’or ont soutenu les résultats du premier semestre, tandis que le recul trimestriel de plusieurs activités minières a pesé sur la performance du deuxième trimestre.







