La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil a annoncé une perte de 52 milliards FCFA (80 millions USD) après son retrait du Gabon, un revers historique qui fragilise sa stratégie de redressement et pose la question de l’attractivité du secteur pétrolier gabonais.
Une cession lourde de conséquences
Finalisée fin 2023, la vente des actifs de Tullow Oil à Panoro Energy, évaluée à 180 milliards FCFA, portait sur une participation dans sept champs pétroliers représentant environ 15 000 barils équivalent pétrole/jour.
Cette sortie a contraint l’entreprise à réviser à la baisse ses prévisions de production pour 2025, désormais estimées entre 40 000 et 45 000 barils/jour, contre une fourchette initiale de 50 000 à 55 000.
Le premier semestre 2025 illustre cette stagnation avec une production limitée à 40 600 barils/jour, contre des bénéfices de 106 millions USD enregistrés un an plus tôt.
Un repli stratégique pour Tullow
Dans son rapport, Tullow Oil explique cette perte par :
la baisse de revenus post-cession,
des amortissements d’actifs jugés non stratégiques,
une hausse des coûts opérationnels, notamment au Ghana.
Le champ Jubilee, longtemps considéré comme son projet phare, peine à retrouver ses performances.
« Nous nous concentrons désormais sur le refinancement de notre dette et la rationalisation de nos opérations », a déclaré Richard Miller, directeur financier et PDG par intérim, cité par InsideNews241.
Quel impact pour le Gabon ?
Au-delà des difficultés internes de Tullow, ce désengagement interroge Libreville sur sa capacité à attirer et fidéliser les investisseurs intermédiaires.
Si Panoro Energy assure la continuité des opérations, la sortie de Tullow illustre les risques liés à la volatilité des prix et aux contraintes de la transition énergétique.
Alors que le Gabon mise sur l’offshore profond pour relancer sa production, ce cas met en évidence la nécessité d’une stratégie plus robuste pour sécuriser des partenaires de long terme.










































