OCDE : l’inflation recule à 4,2 % en juin, après trois mois de hausse
L’inflation globale dans la zone de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a marqué un net ralentissement en juin 2026. Mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC), elle s’est établie à 4,2 % sur un an, contre 4,6 % en mai, mettant fin à trois mois consécutifs de progression.
Cette décélération s’est traduite par une baisse de l’inflation dans 20 pays de l’OCDE, tandis qu’elle a augmenté dans six autres et est restée stable ou globalement stable dans 12 pays. En juin, neuf économies de l’OCDE affichaient une inflation inférieure ou égale à 2 %, dont trois à moins de 1 %.
Le recul des prix de l’énergie soutient la désinflation
Le principal facteur de cette amélioration réside dans l’évolution des prix de l’énergie. L’inflation énergétique dans la zone OCDE a diminué de 4 points de pourcentage en juin, pour atteindre 11,7 % sur un an.
La baisse a été observée dans 24 des 37 pays de l’OCDE disposant de données disponibles. Malgré ce reflux, les tensions restent élevées dans plusieurs économies : 10 pays ont enregistré une accélération de l’inflation énergétique et six affichaient encore un taux supérieur à 15 %.
Les autres composantes de l’inflation ont également évolué favorablement. L’inflation alimentaire a diminué de 0,2 point, à 3,4 %, tandis que l’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie, a reculé dans les mêmes proportions pour atteindre 3,6 %.
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L’inflation ralentit également dans le G7Dans les principales économies avancées du G7, l’inflation globale est passée de 3,5 % en mai à 3,0 % en juin 2026. Là encore, le recul des prix de l’énergie a joué un rôle déterminant, avec une baisse de 5,2 points de pourcentage de l’inflation énergétique.
L’inflation globale a diminué dans tous les pays du G7, à l’exception du Japon. Dans l’archipel, elle a progressé de 0,2 point, à 1,7 %, notamment sous l’effet d’une remontée de l’inflation énergétique, qui est passée d’un niveau négatif à un niveau proche de zéro.
Aux États-Unis, l’inflation globale a fortement ralenti, passant de 4,2 % à 3,5 % entre mai et juin. En Allemagne, aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’inflation sous-jacente demeure toutefois le principal contributeur à la hausse générale des prix.
À l’inverse, au Canada, en France et en Italie, la combinaison de l’inflation alimentaire et énergétique a davantage contribué à l’évolution de l’indice général. En France, la baisse a notamment été accentuée par un nombre plus important de jours de soldes saisonniers en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Zone euro : l’inflation tombe à 2,8 %
Dans la zone euro, l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) a également ralenti. Elle s’est établie à 2,8 % en juin, contre 3,2 % en mai.
Cette évolution s’explique notamment par le recul de l’inflation énergétique et alimentaire. Cette dernière a atteint en juin son niveau le plus bas depuis cinq ans, contribuant à la détente générale des prix.
Selon l’estimation rapide d’Eurostat, l’inflation de la zone euro serait toutefois remontée ou restée proche de 2,9 % en juillet 2026. L’inflation énergétique aurait notamment accéléré à 10 %, tandis que l’inflation sous-jacente serait restée stable autour de 2,5 %.
Le G20 enregistre également un ralentissement
À l’échelle du G20, l’inflation globale est passée de 4,3 % en mai à 4,1 % en juin 2026.
La Chine a notamment enregistré une nouvelle baisse, avec une inflation ramenée de 1,2 % à 1,0 %. À l’inverse, les prix ont progressé plus rapidement en Afrique du Sud, en Argentine et en Indonésie.
L’inflation est demeurée stable ou globalement stable en Arabie saoudite, au Brésil et en Inde.
Une détente encore fragile
Les données de juin témoignent ainsi d’une détente généralisée des pressions inflationnistes, particulièrement dans les économies avancées. Le recul des prix de l’énergie a largement contribué à cette évolution, tandis que l’inflation alimentaire et sous-jacente ont également légèrement diminué.
Cette amélioration reste néanmoins à surveiller, notamment en raison de la persistance de taux d’inflation élevés dans certaines économies et du rebond observé des prix de l’énergie dans plusieurs pays. La stabilité de l’inflation sous-jacente constituera également un indicateur déterminant pour apprécier la durabilité du mouvement de désinflation au cours des prochains mois.







