Le Conseil Nigérien des Utilisateurs des Transports Publics (CNUT) élargit son champ d’intervention. Le gouvernement nigérien a adopté, jeudi 10 septembre 2026, une nouvelle disposition permettant à l’institution de percevoir, en plus de l’Uranate, des redevances portuaires et aéroportuaires sur le pétrole, l’or ainsi que d’autres produits miniers et pétroliers.
Cette décision intervient après près d’une décennie d’application du décret de 2015 encadrant la perception des redevances portuaires sur les marchandises.
Un dispositif adapté aux nouveaux produits
Le gouvernement estime nécessaire d’actualiser le cadre réglementaire afin de tenir compte de l’évolution des produits transportés et exportés depuis le Niger.
Le décret n° 2015-055/PRN/MT/MF du 6 février 2015 avait notamment habilité le CNUT à percevoir certaines redevances portuaires sur les marchandises.
La nouvelle disposition étend désormais ce mécanisme à plusieurs produits stratégiques, notamment les hydrocarbures, l’or et d’autres ressources minières.
Une nouvelle répartition des recettes
Le texte précise également les modalités de répartition des recettes issues du recouvrement des redevances et des pénalités.
Les ressources seront réparties entre le Trésor public, le CNUT et l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER).
Cette clarification vise à mieux encadrer la gestion des recettes générées par ces prélèvements et à préciser les parts revenant aux différentes structures concernées.
Un enjeu pour les recettes liées aux ressources naturelles
L’élargissement du dispositif intervient dans un contexte où le Niger cherche à renforcer la mobilisation des ressources liées à ses activités minières et pétrolières.
L’intégration de produits comme le pétrole et l’or dans le champ des redevances pourrait ainsi accroître les recettes générées par les opérations de transport et d’acheminement des ressources.
La mise à jour du dispositif marque surtout une volonté des autorités de adapter le cadre des redevances à l’évolution de l’économie nigérienne, tout en organisant plus clairement la redistribution des recettes entre les différentes institutions publiques.







