Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ce mercredi 29. Cette décision marque une rupture historique après une série de tensions déclenchées par les coups d’État militaires successifs dans ces trois pays.
La Cédéao, tout en actant leur départ, a toutefois déclaré maintenir ses portes ouvertes au dialogue. Elle demande aux États membres de continuer à reconnaître les passeports et cartes d’identité portant le logo de l’organisation détenus par les citoyens du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les ressortissants de ces pays conserveront temporairement leurs droits de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles en vigueur.
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Les échanges commerciaux entre les trois États sahéliens et les autres pays membres de la Cédéao pourront également se poursuivre selon les règles actuelles, jusqu’à ce que les modalités complètes des relations futures soient définies.
Cette sortie officielle intervient dans un contexte marqué par une série de sanctions économiques imposées par la Cédéao après les putschs qui ont porté les militaires au pouvoir. Le point culminant de cette crise avait été atteint après le coup d’État au Niger en juillet 2023, lorsque l’organisation sous-régionale avait menacé d’une intervention militaire pour rétablir le président déchu Mohamed Bazoum.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger dénoncent ces sanctions, qualifiées par eux d’« inhumaines, illégales et illégitimes ». En réponse, ces trois nations sahéliennes ont renforcé leur coopération en formant une confédération stratégique, l’Alliance des États du Sahel (AES).
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Le retrait officiel de la Cédéao symbolise une fracture géopolitique majeure en Afrique de l’Ouest. Toutefois, la volonté affichée par l’organisation de maintenir un canal de dialogue laisse entrevoir une possible normalisation des relations à l’avenir.










































