Les experts plaident pour une transition juste et durable dans les stratégies des institutions financières publiques. C’était l’un des principaux thèmes abordés lors de la Fair Finance School, le mardi 16 juillet, à Accra. Cet événement de deux jours, organisé par l’African Climate Reality Project, a réuni des militants et des parties prenantes pour acquérir les connaissances et les compétences essentielles nécessaires pour comprendre les institutions de financement du développement (IFD), leurs opérations et leur rôle central dans le financement de projets de développement.
Importance d’une Transition Durable
S’exprimant en marge de l’événement, Zahra Omar de la Fair Finance Coalition of Southern Africa a expliqué : « Habituellement, les institutions financières publiques pensent que promouvoir le développement économique signifie qu’elles doivent financer certains types d’industries. » Elle a ajouté : « Ce qu’ils ne voient pas, c’est qu’en finançant par exemple des industries à fortes émissions de gaz à effet de serre en période de crise climatique mondiale, ils freinent en réalité la croissance économique de ces pays. Ils doivent donc promouvoir le développement durable, ce qui implique de tenir compte des aspects environnementaux, économiques et sociaux du financement. »
Nécessité de Lignes Directrices Claires
Courtney Morgan, directrice principale de campagne du Projet de réalité climatique africaine (ACRP), a souligné la nécessité de lignes directrices pour encadrer les activités des institutions financières publiques. Selon elle, l’ACRP prône la transparence, l’équité, l’inclusion, la responsabilité et la gouvernance. Madame Morgan estime également que les projets de développement entrepris par les institutions financières publiques ne devraient pas commettre de violations des droits de l’homme et devraient promouvoir la prise en compte des questions de genre. Pour elle, la création de solutions africaines aux problèmes de financement du continent favorisera un programme de développement durable.
Appel à l’Adoption de Financements Responsables
Le coordinateur exécutif du Réseau stratégique des jeunes pour le développement (SYND Ghana), Chibeze Ezekiel, a déploré le fait que de nombreuses banques multinationales de développement n’ont pas encore pleinement adopté un financement responsable et équitable. M. Ezekiel a exhorté les militants à examiner et à comprendre les systèmes en jeu dans ces entreprises afin de s’attaquer au problème de l’intérieur. Il a souligné que cela aidera les financiers à mieux comprendre l’impact réel du financement irresponsable dans leurs propres termes.
Collaboration et Feedback
Ezekiel Chibeze a également appelé à la collaboration, en encourageant l’implication dans les processus dès le début afin que les questions environnementales soient prises en compte dans les politiques. En outre, il a plaidé pour un retour d’information aux banques afin de les aider à développer des solutions qui amélioreront la situation.
Conclusion
Les discussions et recommandations formulées lors de la Fair Finance School mettent en lumière l’urgence pour les institutions financières publiques africaines d’adopter des stratégies de financement durable et équitable. En tenant compte des aspects environnementaux, économiques et sociaux, ces institutions peuvent jouer un rôle clé dans le développement durable du continent, tout en respectant les droits de l’homme et en promouvant l’égalité des genres. Les experts espèrent que ces initiatives contribueront à créer un avenir plus prospère et durable pour l’Afrique.







