Le ministère des Eaux et Forêts du Gabon a lancé, du 1er au 14 avril 2026, une mission nationale d’inventaire des stocks de kevazingo, une essence précieuse au cœur des enjeux de gouvernance forestière du pays.
Une opération nationale pour plus de transparence
Déployée sur l’ensemble du territoire, cette mission vise à recenser avec précision les stocks de bois, en particulier ceux dits « pré-convention ». Au-delà d’un simple exercice administratif, l’opération s’inscrit dans une stratégie de transparence et de traçabilité renforcée.
Pour garantir sa crédibilité, les autorités ont mis en place des équipes mixtes associant agents des Eaux et Forêts, forces de défense, représentants d’ONG environnementales et acteurs des médias.
Lutte contre l’exploitation illégale
Cette approche inclusive vise à assurer un suivi rigoureux des grumes et des produits transformés, tout en renforçant la lutte contre l’exploitation illégale du kevazingo.
En améliorant la traçabilité des stocks, le Gabon entend mieux contrôler sa filière bois et préserver ses ressources forestières.
Un engagement conforme aux normes internationales
L’opération s’inscrit dans le cadre du décret du 21 octobre 2024 encadrant l’exploitation du kevazingo, ainsi que dans le respect des engagements internationaux du pays, notamment vis-à-vis de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction.
Elle fait suite à un processus de déclaration engagé en juillet 2025, visant à centraliser les informations sur les stocks existants à travers les différentes provinces.
Vers une meilleure gouvernance forestière
À travers cette initiative, le gouvernement gabonais ambitionne de clarifier la situation des stocks anciens et de renforcer la crédibilité du pays sur la scène internationale.
Les autorités ont appelé les opérateurs économiques à une collaboration active afin de garantir le succès de cette opération.
Préserver l’« or vert » gabonais
Cet inventaire national s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider la gouvernance forestière et à promouvoir une exploitation durable des ressources.
En renforçant les contrôles et la transparence, le Gabon réaffirme sa volonté de préserver son « or vert » et de maintenir son positionnement en tant qu’acteur engagé dans l’économie verte.







