Le président du Ghana, John Mahama, a annoncé la dissolution de sept ministères, ramenant leur nombre de 30 à 23. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI) pour stabiliser l’économie nationale.
Dans un contexte marqué par une dette publique élevée, une inflation galopante et un chômage généralisé, le gouvernement ghanéen s’efforce de réduire ses dépenses afin de respecter les exigences budgétaires du plan de sauvetage de 3 milliards de dollars obtenu en 2022 auprès du FMI.
« Nous comprenons les sacrifices consentis par les Ghanéens. Notre gouvernement est pleinement déterminé à rétablir la stabilité économique et à améliorer la vie de notre peuple. Cette restructuration n’est qu’une étape dans notre plan plus vaste visant à atteindre ces objectifs », a déclaré le président Mahama dans un communiqué officiel.
Cette rationalisation vise à limiter les coûts de fonctionnement du gouvernement et à concentrer les ressources sur des secteurs stratégiques susceptibles de stimuler la reprise économique. « En rationalisant le nombre de ministères, nous souhaitons réduire les coûts et garantir un cadre de gouvernance plus ciblé et plus efficace », a ajouté le président.
La mesure répond également aux attentes des partenaires internationaux, notamment le FMI, qui conditionne son soutien à des engagements en matière de discipline budgétaire et de réformes structurelles. En outre, cette décision intervient dans un climat de mécontentement croissant parmi les citoyens, confrontés à une hausse du coût de la vie et à des perspectives économiques incertaines.
Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao, espère qu’en adoptant une structure gouvernementale allégée et en maîtrisant les dépenses publiques, il pourra créer un espace budgétaire pour investir dans des secteurs clés, renforcer la croissance économique et améliorer les conditions de vie de la population.
Cette réforme constitue une étape cruciale dans le parcours du Ghana vers une stabilité économique durable, tout en démontrant son engagement envers une gouvernance efficace et responsable.









































