Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont signé un nouveau protocole d’accord destiné à renforcer les investissements dans la santé maternelle, le capital humain et la résilience démographique en Afrique.
L’accord a été conclu en marge des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement organisées à Brazzaville.
Un partenariat centré sur les femmes et les jeunes
Le protocole d’accord a été signé par Sidi Ould Tah et Diene Keita.
Ce partenariat vise à renforcer les opportunités économiques pour les femmes et les jeunes, considérés comme des moteurs essentiels de croissance et de transformation du continent.
L’accord prévoit également un soutien accru au renforcement des systèmes de santé africains, notamment dans les domaines de la santé reproductive et maternelle.
Ce nouveau cadre de coopération s’appuie sur un précédent accord conclu entre les deux institutions en 1992.
La BAD veut transformer le potentiel démographique africain
Selon Sidi Ould Tah, ce partenariat s’inscrit dans la mise en œuvre de la nouvelle vision stratégique de la BAD baptisée « Quatre points cardinaux ».
Le troisième axe de cette stratégie vise à transformer le potentiel démographique de la jeunesse africaine en véritable dividende économique.
« À travers leur partenariat renouvelé, la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations unies pour la population démontrent que la croissance économique et les droits de l’homme ne sont pas antagoniques », a déclaré le président de la BAD.
Il estime que l’association de l’expertise financière de la Banque et de la présence du FNUAP dans les systèmes de santé communautaires permettra d’intensifier les interventions en faveur des femmes et des populations vulnérables.
Des investissements dans la santé numérique et les infrastructures
Les deux organisations prévoient plusieurs axes de collaboration stratégiques.
Le partenariat portera notamment sur :
- la formation numérique des professionnels de santé ;
- le renforcement des chaînes d’approvisionnement locales ;
- la modernisation des infrastructures sanitaires ;
- l’adaptation des systèmes de santé aux effets du changement climatique ;
- ainsi que la numérisation des systèmes d’information sanitaire.
Le Fonds des Nations Unies pour la population intervient actuellement dans plus de 150 pays et territoires à travers le monde pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive ainsi que les droits des femmes et des jeunes.
La santé maternelle au cœur du développement économique
Pour Diene Keita, ce partenariat traduit une volonté commune de placer le capital humain et la santé des femmes au centre de la transformation économique du continent.
« Le progrès économique de l’Afrique n’est possible que si nous accordons la priorité à la santé des femmes », a-t-elle affirmé.
Elle a également insisté sur l’urgence de réduire les décès maternels évitables, qui demeurent l’un des principaux défis sanitaires du continent africain.
Plus de 30 ans de coopération entre la BAD et le FNUAP
Depuis plus de trois décennies, la coopération entre la Groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations Unies pour la population a permis la mise en œuvre de plusieurs projets sanitaires et démographiques sur le continent.
Parmi les initiatives citées figurent :
- la modernisation des systèmes de données démographiques en Côte d’Ivoire lors du dernier recensement ;
- l’amélioration des soins obstétricaux et néonataux dans 11 districts sanitaires du Cameroun ;
- ou encore des campagnes associant santé reproductive, hygiène et assainissement dans les zones rurales de Madagascar.
Les Assemblées annuelles 2026 de la BAD se déroulent du 25 au 29 mai à Brazzaville autour du thème : « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».







