Après une forte baisse de 36 % de la production de cacao lors de la saison 2023/2024, atteignant seulement 420 000 tonnes, le Ghana espère un rebond de sa production pour la campagne 2024/2025. Cette saison, débutée le 11 septembre dernier, est marquée par des conditions météorologiques plus favorables, selon Cocobod, l’organisme de régulation de la filière cacao.
En tant que deuxième producteur mondial de fèves de cacao derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana s’est fixé pour objectif de récolter 650 000 tonnes de cacao cette saison. Cette augmentation espérée repose sur des conditions climatiques améliorées, incluant une pluviométrie plus régulière et un ensoleillement favorable, ainsi que sur une utilisation accrue d’engrais et de pesticides. Les cabosses apparaissent globalement en meilleure santé que lors de la saison précédente, ce qui soutient ces prévisions optimistes.
L’un des défis majeurs de la filière cacao ghanéenne reste la contrebande vers les pays voisins comme le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Durant la saison précédente, environ 160 000 tonnes de cacao auraient été perdues à cause de cette pratique, affectant la production nationale. Pour endiguer cette fuite, les autorités ghanéennes ont augmenté le prix d’achat bord champ de 45 %, le fixant à 4 800 dollars la tonne (294 dollars / 1 763 FCFA par kilogramme) pour la campagne en cours.
Par ailleurs, la production fait également face à des problèmes persistants tels que l’extraction illégale d’or sur les terres agricoles et la maladie virale Swollen Shoot, qui impacte les plantations.
Les autorités et les acteurs de la filière espèrent que cette augmentation de la production permettra au Ghana de renforcer sa position sur le marché mondial du cacao et de stabiliser les revenus des producteurs. La hausse des prix bord champ pourrait encourager les producteurs à vendre localement, limitant ainsi les effets néfastes de la contrebande et soutenant le revenu des agriculteurs.
La campagne 2024/2025 s’annonce prometteuse pour le secteur cacaoyer ghanéen. Grâce à des mesures incitatives et des conditions climatiques favorables, le Ghana semble bien placé pour atteindre son objectif de production, contribuant ainsi à la croissance économique du pays et au bien-être des producteurs de cacao.









































