Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre le changement climatique et la dégradation des écosystèmes. Le pays bénéficiera d’un financement de 22,5 millions d’euros de l’Union européenne et du Luxembourg, destiné à renforcer le Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique, la protection de la biodiversité et l’agroécologie (PALCC+).
Une partie substantielle des fonds sera allouée à la protection des parcs prioritaires, dont le Parc national de Fazao-Malfakassa. Le projet prévoit des mesures anti-braconnage, des actions contre la déforestation et des programmes de sensibilisation des communautés riveraines.
En tant que membre de l’Initiative pour la protection des éléphants (EPI), le Togo réaffirme son engagement à préserver ses espèces emblématiques dans un contexte de changement climatique.
L’autre volet clé du financement concerne la gestion des déchets dans six grandes villes togolaises. Les fonds permettront la construction de centres de tri et de recyclage modernes, visant à améliorer la collecte et la valorisation des déchets. Selon le ministre de l’Environnement, Katari Foli-Bazi, ce projet « transformera notre approche de la gestion des déchets, tout en créant des opportunités économiques pour les communautés locales. »
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Le financement a été officialisé lors d’une réunion à Lomé, en présence du ministre de l’Environnement, de l’ambassadeur de l’Union européenne Joaquín Tasso Vilallonga, et de représentants luxembourgeois.
Ce soutien s’inscrit dans l’initiative Équipe Europe, qui vise à coordonner les actions climatiques des États membres pour un impact accru. Le Luxembourg, déjà impliqué dans Forests4Future, confirme ainsi son rôle de partenaire clé de la transition écologique togolaise.
En alignant ses actions sur la Feuille de route Togo 2025 et les Objectifs de développement durable (ODD), le pays ambitionne de devenir un hub régional de la gouvernance climatique. Reste la question : le Togo saura-t-il transformer ce financement en modèle durable inspirant pour ses voisins ouest-africains ?









































