Dans un contexte de hausse continue des prix de l’or, qui a récemment franchi la barre des 2 600 dollars l’once, les compagnies minières tanzaniennes sont désormais tenues de vendre 20 % de leur production à la Banque centrale de Tanzanie. Cette nouvelle mesure a été annoncée dans un communiqué du régulateur minier le 27 septembre et s’appliquera également aux négociants.
Objectifs de la mesure
Cette initiative vise à aider la Banque centrale à diversifier ses revenus de change et à renforcer ses réserves. La production réservée à la Banque sera envoyée à deux grandes raffineries tanzaniennes, dont l’une est située à Dodoma (Eye of Africa Ltd) et l’autre à Mwanza dans le nord du pays. Toutefois, le régulateur n’a pas précisé le prix d’achat ou la devise qui sera utilisée pour ces transactions.
Un secteur en plein essor
La Tanzanie est l’un des principaux producteurs d’or en Afrique, avec une production de 52 tonnes en 2023, selon le World Gold Council. Les données de la Bank of Tanzania indiquent que l’or a représenté 22,5 % des exportations du pays l’année dernière, totalisant 3,05 milliards de dollars. Parmi les compagnies concernées par cette nouvelle obligation figurent des géants du secteur tels que Barrick Gold et AngloGold Ashanti, qui ont produit respectivement 516 000 et 485 000 onces d’or en 2023.
Réactions des compagnies minières
Pour l’instant, les compagnies minières n’ont pas encore réagi publiquement à cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er octobre. Cependant, d’autres pays africains, tels que l’Ouganda, le Ghana et le Zimbabwe, ont déjà mis en place des règles similaires. Par exemple, au Ghana, AngloGold est soumis à une obligation de vendre également 20 % de sa production à la Banque centrale.
Conclusion
Cette décision de la Tanzanie pourrait renforcer sa position sur le marché de l’or et augmenter ses réserves de change. Avec des prix de l’or en hausse, la mesure pourrait bénéficier à la fois à l’économie tanzanienne et aux compagnies minières, si elle est bien mise en œuvre.







