Depuis le 17 mars 2025, la Côte d’Ivoire accueille un atelier consacré à la mise en place de son Programme national d’électronucléaire (NEPIO). Organisé en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cet événement met en lumière les expériences du Ghana et de l’Estonie dans le développement de l’infrastructure nucléaire.
Le pays, qui dépend actuellement à 66 % des centrales thermiques et à 33 % des centrales hydroélectriques, cherche à diversifier son mix énergétique. Face à une demande en électricité en hausse de 10 % par an, l’électronucléaire apparaît comme une solution viable pour garantir un approvisionnement énergétique durable et bas carbone.
Le Plan directeur de production-transport 2022-2040 prévoit une augmentation de la capacité installée à 5 127 MW en 2030 et 8 604 MW en 2040, tout en visant 45 % d’énergies renouvelables en 2030. Dans ce cadre, l’intégration de Réacteurs Nucléaires Modulaires de petite taille (SMR) est envisagée pour répondre aux besoins énergétiques du pays.
Selon Essé Kouamé Bienvenu, directeur général des Hydrocarbures, l’électronucléaire représente une alternative stratégique pour anticiper la saturation des infrastructures actuelles et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Avec cette initiative, la Côte d’Ivoire ambitionne de se positionner comme un leader régional de l’énergie décarbonée, tout en bénéficiant du soutien technique de l’AIEA et de l’expérience de pays pionniers dans le domaine.







