Côte d’Ivoire : le prix du cajou fixé à 400 FCFA/kg
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Production vivrière, Bruno Koné, a officiellement lancé, ce vendredi 6 février, la campagne 2026 de commercialisation de la noix de cajou en Côte d’Ivoire, annonçant un prix bord champ minimum garanti de 400 FCFA le kilogramme.
L’annonce a été faite à Yamoussoukro, devant plusieurs milliers de producteurs réunis à la Fondation Félix Houphouët-Boigny, à l’occasion des Journées nationales du producteur de coton, d’anacarde et de karité. Cet arbitrage traduit la volonté du gouvernement de sécuriser les revenus des producteurs, tout en tenant compte des réalités du marché international.
Selon Bruno Koné, le prix fixé pour la campagne 2026 se situe dans la fourchette haute des sept dernières années, marquée par des niveaux compris entre 275 et 425 FCFA/kg. Le ministre a toutefois insisté sur la prudence qui a guidé la décision, dans un environnement économique mondial jugé particulièrement complexe.
Le marché international de l’anacarde connaît en effet un repli, amplifié par des mesures tarifaires restrictives mises en place par les États-Unis. À cela s’ajoute la dépréciation du dollar, dont le cours est passé d’environ 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA actuellement, réduisant les marges financières de la filière.
« La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de garantir l’écoulement de l’ensemble de la production nationale, tout en sécurisant les revenus des producteurs », a expliqué le ministre, rappelant l’engagement social de l’État en faveur du monde rural.
Malgré ces contraintes externes, le gouvernement a réaffirmé sa détermination à ne pas pénaliser les acteurs de la filière cajou. Bruno Koné a souligné que, sur instruction du président de la République, l’État reste disposé à intervenir financièrement pour préserver le pouvoir d’achat des producteurs.
Le prix de 400 FCFA/kg constitue un plancher minimum révisable. Conformément aux réformes engagées dans la filière, un bilan sera effectué à la fin du mois d’avril 2026, afin d’évaluer l’évolution du marché mondial et du taux de change du dollar. Une révision à la hausse du prix pourrait être décidée si les conditions s’améliorent, comme cela a déjà été le cas lors de précédentes campagnes.
En stabilisant le prix à ce niveau, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou, entend consolider son leadership international, tout en garantissant une rémunération équitable et attractive aux producteurs.
Pour rappel, lors de la campagne principale 2025, le prix bord champ du cajou avait été fixé à 425 FCFA/kg, soit une hausse de 54 % par rapport à la saison précédente.







