Côte d’Ivoire : 220 milliards FCFA levés sur le marché UMOA
La Côte d’Ivoire a levé 220 milliards de francs CFA sur le marché obligataire régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) à l’issue d’une adjudication réalisée le 3 février 2026, selon le compte-rendu officiel transmis à APA. L’opération dépasse de 20 milliards FCFA le montant initialement recherché, fixé à 200 milliards.
Cette émission a suscité un fort intérêt des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 288,91 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 144,46 %. Le taux d’absorption global s’est établi à 76,15 %, confirmant l’attractivité des titres souverains ivoiriens sur le marché régional.
L’opération portait sur trois tranches d’obligations assimilables du Trésor, destinées à couvrir les besoins de financement à moyen et long terme de l’État. La première tranche concernait des obligations à trois ans, échéance février 2029, assorties d’un taux d’intérêt fixe de 5,35 %. La seconde portait sur des obligations à cinq ans, échéance février 2031, rémunérées à 5,60 %, tandis que la troisième tranche proposait des obligations à sept ans, échéance février 2033, avec un taux de 5,85 %.
Les obligations à trois ans ont enregistré des soumissions de 69,8 milliards FCFA, mais seulement 889,63 millions FCFA ont été retenus, soit un taux d’absorption de 1,27 %, traduisant une forte sélectivité de l’émetteur. Le rendement moyen pondéré s’est établi à 6,23 %, pour un prix moyen pondéré de 97,6577 %.
À l’inverse, les obligations à cinq ans ont été intégralement absorbées, avec des soumissions de 191,03 milliards FCFA et un taux d’absorption de 100 %. Le rendement moyen pondéré ressort à 7,28 %, confirmant un bon alignement entre les attentes du marché et celles de l’État ivoirien.
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Les obligations à sept ans ont également connu une acceptation totale, pour un montant de 28,09 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 6,34 %. Cette performance sur les maturités longues reflète la confiance des investisseurs dans la capacité de remboursement à long terme de la Côte d’Ivoire.
La répartition géographique des souscriptions met en évidence une forte participation des investisseurs ivoiriens, complétée par des engagements notables du Sénégal, du Burkina Faso et du Bénin. Les rejets, totalisant 68,91 milliards FCFA, ont concerné quasi exclusivement la tranche à trois ans.
Cette opération illustre la stratégie prudente de gestion de la dette publique adoptée par la Côte d’Ivoire, privilégiant la maîtrise du coût de financement et la diversification des maturités, dans un contexte régional marqué par des exigences accrues de soutenabilité budgétaire.







