Du 27 au 29 janvier 2026, la Banque africaine de développement (BAD) a accueilli à Abidjan l’atelier de lancement du Programme mondial pour l’élimination des polychlorobiphényles (GEP-PCB). Cette rencontre marque une étape majeure dans le soutien apporté aux pays africains pour respecter la Convention de Stockholm et renforcer la durabilité de leurs réseaux électriques.
L’atelier a réuni des représentants des ministères, des entreprises de services publics et des partenaires du GEP-PCB, favorisant la coordination, le partage d’expertise et l’engagement des parties prenantes. L’objectif : poser des bases solides pour la mise en œuvre à grande échelle de l’élimination des PCB sur le continent.
Le GEP-PCB vise à supprimer l’utilisation des PCB dans les équipements électriques d’ici 2025 et à gérer écologiquement les liquides et équipements contaminés d’ici 2028. Le programme s’appuie sur les investissements dans les infrastructures de transmission et de distribution pour intégrer l’identification, le remplacement et l’élimination sécurisée des PCB dans les opérations courantes, tout en modernisant les réseaux.
Grâce à ce programme, environ 8 750 tonnes de PCB devraient être éliminées via des sous-projets dans six pays africains, avec un accent sur les meilleures techniques disponibles et le remplacement par des transformateurs plus performants.
Le GEP-PCB est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et piloté par la Banque mondiale, en partenariat avec les secrétariats des Conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm, la BAD, le PNUD et le PNUE. Les participants ont souligné l’urgence de renforcer les capacités et le financement, en appelant à des partenariats public-privé pour atteindre les objectifs 2025 et 2028, tout en intégrant des priorités transversales comme le genre, la santé et la transition énergétique.
Rolph Payet, secrétaire exécutif des Conventions BRS, a qualifié le programme d’étape décisive pour éliminer les PCB toxiques, rappelant l’importance de mobiliser investisseurs et entreprises de services publics face à la diminution des ressources des donateurs. Jiang Ru, responsable environnement international à la Banque mondiale, a souligné que « la gestion des PCB hérités est essentielle pour des systèmes énergétiques sûrs, productifs et compétitifs, au bénéfice des populations ».
Al-Hamndou Dorsouma, directeur du changement climatique et de la croissance verte à la BAD, a salué le partenariat multi-acteurs du programme et a rappelé l’importance de la réunion tenue à Abidjan pour coordonner les efforts régionaux.







