À la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29), les négociateurs africains et les représentants des pays en développement ont fermement rejeté la proposition des pays riches de mobiliser 250 milliards USD par an d’ici 2035 pour financer les efforts climatiques.
Le négociateur kényan Ali Mohamed, s’exprimant au nom du groupe des négociateurs africains, a qualifié cette proposition de « totalement inacceptable » et d’« insuffisante » pour répondre aux enjeux climatiques urgents.
« 250 milliards entraîneront des pertes humaines inacceptables en Afrique et dans le monde, mettant en péril l’avenir de notre planète », a déclaré Ali Mohamed.
Les critiques ne se limitent pas à l’Afrique. L’Alliance des petits États insulaires (AOSIS) a également dénoncé une attitude de « mépris » face à la vulnérabilité de leurs populations.
Bien que la proposition représente 2,5 fois l’engagement initial de 100 milliards USD par an pris par les pays développés pour 2020-2025, elle reste loin des demandes exprimées par les pays en développement, qui réclament une enveloppe annuelle comprise entre 600 et 1300 milliards USD.
Selon ces pays, des financements substantiels sont nécessaires pour :
- Réparer les pertes et dommages causés par le dérèglement climatique ;
- Soutenir la transition énergétique vers des énergies renouvelables ;
- Renforcer la résilience des infrastructures face aux catastrophes climatiques.
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En l’absence d’un consensus sur le montant des financements climatiques, la COP29 s’est prolongée au-delà de la date initiale de clôture. Cette impasse illustre les profondes divergences entre les pays développés et les pays en développement sur la responsabilité et la solidarité face à la crise climatique.
Les pays africains, en première ligne des conséquences du changement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, appellent à une véritable prise de conscience des pays riches.
« Nous en appelons à la conscience morale de ceux qui se disent nos partenaires », a déclaré un représentant de l’AOSIS.
Le décalage entre les engagements proposés et les besoins réels risque de compromettre les efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, mettant en danger des millions de vies et l’équilibre écologique mondial.








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