Face à la pénurie persistante de pièces de monnaie dans les pays de la CEMAC, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé d’injecter 150 millions de FCFA (228 660 euros) de monnaie divisionnaire dans l’économie régionale. Cette décision a été officialisée par une circulaire du 13 août dernier, émanant du Directeur général de l’exploitation de la banque centrale et adressée aux directeurs nationaux et directeurs des agences BEAC.
Voir aussi : CEMAC – La BEAC tente de retirer 150 milliards de FCFA des caisses des banques en trois semaines
Les nouvelles pièces concernées par cette injection sont principalement celles de 100 FCFA (0,15 euro), 50 FCFA (0,07 euro) et 25 FCFA (0,03 euro). Bien que ces pièces aient été fabriquées, leur dissémination dans le public reste limitée, les prélèvements étant faibles, selon la banque centrale. Pour accélérer ce processus, la BEAC a donné jusqu’au 31 décembre 2024 à ses agences pour distribuer l’intégralité des stocks disponibles.
Afin de garantir une distribution rapide et efficace, les agences BEAC devront identifier les secteurs les plus touchés par la pénurie, notamment les pharmacies, supermarchés, boulangeries et autres petits commerces. Ces établissements seront formellement invités à échanger des billets contre des pièces de monnaie aux guichets de la banque centrale. Les établissements de microfinance de 2e catégorie ainsi que les banques commerciales participeront également à cette opération. Un suivi régulier sera effectué pour garantir que les pièces sont effectivement introduites dans l’économie.
Cette pénurie de pièces de monnaie dans la CEMAC est en partie due à des pratiques frauduleuses, où des pièces sont massivement exportées vers l’Asie pour être refondues et transformées en bijoux. Cela crée des difficultés pour les petites transactions quotidiennes, rendant souvent impossible le paiement de montants exacts dans les marchés, supermarchés, pharmacies et taxis.
Cette initiative de la BEAC vise à rétablir la fluidité des petites transactions et à réduire l’impact négatif de la pénurie de pièces sur l’économie régionale.








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