Un engagement régional en faveur du FMI
Le Cameroun a réaffirmé son intention de conclure un nouveau programme économique et financier avec le Fonds monétaire international (FMI), à l’issue d’une réunion tenue le 17 mars 2026 à Paris.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique collective des pays de la CEMAC, aux côtés notamment du Congo et du Gabon, dont les programmes précédents avec le FMI sont arrivés à échéance.
Un enjeu clé : préserver les appuis budgétaires
Pour Yaoundé, l’enjeu est stratégique. Entre 2017 et 2025, le Cameroun a bénéficié d’environ 2 600 milliards de FCFA d’appuis budgétaires dans le cadre de ses programmes avec le FMI.
Selon le ministre des Finances Louis Paul Motazé, la conclusion d’un nouvel accord est essentielle pour maintenir ces financements, souvent conditionnés à la mise en œuvre de réformes économiques et à la discipline budgétaire.
Sans ce partenariat, le pays devrait mobiliser d’autres sources de financement, potentiellement plus coûteuses.
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Une décision validée au plus haut niveau
L’orientation en faveur d’un nouveau programme résulte d’un arbitrage au sommet de l’État, après plusieurs mois de réflexion engagée au sein du gouvernement.
Elle traduit la volonté des autorités de sécuriser les équilibres macroéconomiques et de renforcer la crédibilité financière du pays auprès des partenaires techniques et financiers.
Une condition sous-régionale déterminante
Toutefois, la concrétisation de cet engagement dépend d’un préalable majeur : la validation par le FMI de la revue des politiques communes de la CEMAC.
Initialement attendue en décembre 2025, cette évaluation a été reportée en raison de divergences sur l’alignement des politiques budgétaires et l’absence d’accords complets sur certaines réformes régionales.
Ce retard impacte l’ensemble de la sous-région, notamment le Tchad et la République centrafricaine, dont les décaissements liés aux programmes en cours ont également été différés.
Un défi de coordination régionale
La situation met en lumière l’importance de la coordination des politiques économiques au sein de la CEMAC.
Pour le Cameroun comme pour ses partenaires, la conclusion de nouveaux programmes avec le Fonds monétaire international dépend désormais de la capacité collective à harmoniser les réformes et à renforcer la gouvernance économique régionale.
Dans ce contexte, l’enjeu dépasse les seuls financements : il s’agit de consolider la stabilité macroéconomique et de restaurer durablement la confiance des investisseurs dans la sous-région.








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