Au Cameroun, l’encours de la dette des entreprises et établissements publics a atteint 841 milliards FCFA (environ 1,4 milliard de dollars), soit 2,8% du PIB contre 3,2% à la même période l’année dernière, selon les données de la Caisse autonome d’amortissement (CAA).
Cette dette se compose de 58,7% de dette extérieure et 41,3% de dette intérieure, représentant précisément 6,4% des emprunts du secteur public camerounais, qui s’élevait à 13 070 milliards FCFA à la période sous revue.
La Société Nationale de Raffinage (SONARA) concentre à elle seule plus de 76,5% de la dette des entreprises publiques, soit 644 milliards FCFA. La gestionnaire de la seule raffinerie du pays, dont les installations ont été détruites par un incendie en mai 2018, traîne une lourde ardoise auprès de ses fournisseurs étrangers et des banques locales. L’État, garant de cette dette, a signé plusieurs conventions avec les créanciers pour régler cette ardoise sur un échéancier précis.
La deuxième structure publique la plus endettée est la Cameroon Airlines Corporation (CAMAIR-CO) avec 124 milliards FCFA de dettes, dont près de la moitié est due aux créanciers extérieurs. La compagnie aérienne publique accumule les contre-performances, affichant des résultats déficitaires respectifs de 14 milliards FCFA en 2017, 22 milliards FCFA en 2018 et 12 milliards FCFA en 2019. De 2017 à 2020, l’État a accordé près de 30 milliards FCFA de subventions à cette entité, qui peine toujours à se redresser.
La Société Aéroports du Cameroun (ADC) et le Port Autonome de Douala (PAD), deux entreprises dont l’État prévoit de céder une partie des actifs à la BVMAC, concentrent des prêts non remboursés de 11,4 milliards FCFA et 19 milliards FCFA respectivement. Le reste de la dette est détenu par Cameroon Telecommunications (CAMTEL) (17,1 milliards FCFA), Camwater (5,2 milliards FCFA), CDC (9,4 milliards FCFA) et la SIC (2,5 milliards FCFA), entre autres.







