Le Cameroun et le Groupe de la Banque mondiale entendent donner une nouvelle impulsion à leur coopération. Au cœur des échanges : un portefeuille de projets évalué à 3,2 milliards de dollars, soit environ 1 806 milliards de FCFA, destiné à financer plusieurs secteurs stratégiques de l’économie camerounaise.
Le sujet était au centre de l’audience accordée le 8 septembre 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, à Harold Tavares, administrateur du Groupe Afrique II du Groupe de la Banque mondiale, en visite de travail au Cameroun.
L’énergie au cœur des priorités
Les discussions ont notamment porté sur les projets en cours, les résultats obtenus et les perspectives de nouveaux investissements. L’énergie a occupé une place importante dans les échanges, après une visite effectuée la veille sur le site de l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal.
Pour Harold Tavares, l’accès à une énergie fiable constitue une condition essentielle au développement du secteur privé, à la création d’emplois et à la dynamisation de l’économie.
Cette approche concerne également les infrastructures de transport, l’agriculture, le tourisme et l’accès à l’eau potable. L’administrateur de la Banque mondiale a notamment souligné l’importance des corridors économiques, à l’image de l’axe Yaoundé-Douala, pour faciliter les échanges entre les principaux pôles d’activité et renforcer l’intégration régionale.
L’objectif est de faire des grands investissements des points d’appui pour créer des écosystèmes économiques capables de générer davantage d’activités et d’emplois.
Un portefeuille aligné sur la SND30
Pour Alamine Ousmane Mey, les orientations défendues par la Banque mondiale sont en cohérence avec les priorités de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
Le portefeuille de coopération couvre notamment l’énergie, les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et l’aménagement urbain. Il comprend également des appuis aux réformes structurelles portant sur la gestion des finances publiques et des entreprises publiques.
Le gouvernement entend ainsi améliorer l’efficacité de l’action publique, consolider les infrastructures et préserver la stabilité macroéconomique et financière du pays.
Avec l’appui de la Société financière internationale (SFI), le partenariat vise également à créer de meilleures conditions pour l’investissement privé, le développement des entreprises et la création d’emplois.
Le capital humain, notamment les jeunes et les femmes, figure également parmi les priorités mises en avant par les autorités camerounaises et le Groupe de la Banque mondiale.
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Transformer les financements en résultats
Au-delà du volume des financements mobilisés, l’enjeu est désormais d’en accroître l’impact sur l’économie et les populations.
Les deux parties souhaitent notamment renforcer les connexions entre les différents secteurs, améliorer les retombées des investissements et faire de la coopération un véritable levier de transformation économique.
Cette ambition intervient alors que le Cameroun cherche à accélérer son développement dans plusieurs secteurs structurants, notamment l’énergie, les infrastructures et l’agriculture.
Harold Tavares achève sa mission au Cameroun
La rencontre avec le MINEPAT s’inscrivait dans le cadre d’une mission de consultation menée par Harold Tavares au Cameroun. Accompagné de son conseiller Pascal Dogh-Bill et de son assistant Emile Brillant Ekamby, l’administrateur a rencontré plusieurs responsables et acteurs du développement avant de conclure sa visite le 9 septembre 2026.
La veille de son audience avec le ministre, Alamine Ousmane Mey avait organisé un dîner en son honneur. Le ministre avait notamment salué la visite de l’administrateur, qui avait promis à Washington de venir constater directement les réalisations soutenues par la Banque mondiale au Cameroun.
Cette mission aura ainsi permis de faire le point sur les acquis du partenariat, mais surtout de réfléchir aux moyens de transformer davantage les ressources mobilisées en investissements à fort impact économique et social.







