Au Burkina Faso, la filière coton bénéficie d’un nouveau soutien financier majeur en amont de la campagne 2026/2027. La Banque ouest-africaine de développement a approuvé un financement de 50 milliards de FCFA, soit environ 88,2 millions de dollars, destiné à renforcer la production cotonnière nationale.
Selon l’institution régionale, cette enveloppe permettra de financer l’acquisition de près de 120 000 tonnes d’intrants agricoles. Ces ressources devraient couvrir notamment les besoins en engrais (NPKSB, urée), en herbicides et en pesticides, essentiels pour lutter contre les ravageurs comme les jassides, particulièrement nuisibles aux cultures de coton.
Un appui stratégique pour la relance de la filière
Ce financement vise avant tout à améliorer l’accompagnement des producteurs et à sécuriser les rendements. Aucune estimation officielle n’a encore été communiquée pour la prochaine campagne, mais l’objectif est clair : stabiliser, voire augmenter la production nationale.
La filière coton reste en effet un pilier de l’économie burkinabè, en tant que principale culture d’exportation. Après plusieurs années de baisse, le secteur semble amorcer une reprise progressive.
Une production en reprise après plusieurs années de recul
Pour la campagne 2025/2026 en cours d’achèvement, la production de coton graine est estimée à 336 812 tonnes, selon les données du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA). Ce volume représenterait une hausse de 15 % par rapport à la campagne précédente.
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Cette amélioration intervient après une période difficile marquée par un recul significatif de la production, passée de près de 519 000 tonnes en 2021/2022 à 292 660 tonnes en 2024/2025, soit une chute de 44 %.
Un enjeu économique et agricole majeur
À travers ce financement, la BOAD confirme son rôle clé dans le soutien aux filières agricoles stratégiques en Afrique de l’Ouest. Pour le Burkina Faso, il s’agit d’un levier essentiel pour consolider la reprise du secteur cotonnier, renforcer les revenus des producteurs et soutenir la croissance économique nationale.
Dans un contexte marqué par des défis climatiques et sécuritaires, la mobilisation de ressources en amont de la campagne apparaît comme un facteur déterminant pour garantir la résilience et la compétitivité de la filière coton.







