Le gouvernement de l’Égypte accélère son programme de privatisation partielle avec la relance des introductions en Bourse d’entreprises publiques. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer le rôle du secteur privé et à améliorer la gouvernance économique.
Une première vague de 10 entreprises publiques
Selon un communiqué du Conseil des ministres, dix entreprises publiques seront introduites en Bourse d’ici mi-avril 2026. Cette opération marque la première phase d’un programme de cotation progressive des actifs détenus par l’État.
Une deuxième vague de dix entreprises supplémentaires est également prévue d’ici la fin du mois d’avril, confirmant un calendrier accéléré de mise en œuvre.
Une stratégie de restructuration du secteur public
Le programme est piloté par le Premier ministre Mostafa Madbouly, qui supervise la restructuration des entreprises publiques et leur ouverture partielle au marché.
L’objectif affiché est double :
- améliorer la transparence et la gouvernance des entreprises publiques
- renforcer l’attractivité de l’économie égyptienne auprès des investisseurs
Les autorités prévoient également le transfert de 40 entreprises supplémentaires vers le fonds souverain égyptien, dans le cadre d’une réorganisation plus large du portefeuille public.
Une évaluation préalable des entreprises
Avant leur introduction, des études de valorisation seront réalisées afin de déterminer la juste valeur des entreprises concernées. Cette étape est jugée essentielle pour sécuriser les opérations et garantir une meilleure lisibilité pour les investisseurs institutionnels et privés.
Un programme soutenu par les partenaires internationaux
Cette accélération intervient dans un contexte de pression des institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI), qui appelle à une réduction du rôle de l’État dans l’économie et à une intensification des réformes structurelles.
Le FMI considère que la privatisation partielle constitue un levier essentiel pour améliorer l’efficacité économique et favoriser une croissance durable.
Un programme encore marqué par des retards
Malgré les annonces répétées depuis 2022, le programme d’introduction en Bourse des entreprises publiques égyptiennes a connu plusieurs retards. Relancé en septembre 2025, il entre désormais dans une phase d’accélération destinée à restaurer la confiance des investisseurs.
Un enjeu clé pour les marchés financiers égyptiens
Au-delà de la privatisation, cette opération vise également à renforcer la capitalisation de la Bourse égyptienne et à dynamiser le marché financier local.
Si le calendrier est respecté, cette nouvelle vague d’introductions pourrait marquer un tournant important dans la stratégie économique de l’Égypte, en renforçant le rôle du secteur privé dans la croissance nationale.







