Burkina Faso : vers un climat des affaires aligné sur la souveraineté économique
Le Burkina Faso poursuit ses réformes pour améliorer son environnement économique. Réunis le 10 avril 2026 à Ouagadougou, les acteurs publics et privés ont dressé un bilan des actions engagées et défini de nouvelles orientations pour renforcer l’attractivité du pays, sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Des réformes en cours, avec un taux d’exécution de 60 %
La session annuelle du Comité de pilotage du dispositif de suivi du climat des affaires a permis d’évaluer les progrès réalisés. Sur plus d’une centaine de réformes et engagements adoptés en 2025, environ 60 % ont été mis en œuvre.
Ce niveau d’exécution est jugé encourageant, mais souligne également la nécessité d’accélérer la cadence pour répondre aux attentes du secteur privé et améliorer la compétitivité de l’économie.
Une vision axée sur la souveraineté économique
Les autorités burkinabè souhaitent inscrire l’amélioration du climat des affaires dans une logique de souveraineté économique. L’objectif est de promouvoir un développement fondé sur les capacités nationales, au service de l’intérêt général.
Dans cette optique, le gouvernement appelle les acteurs économiques à s’engager pleinement dans cette dynamique, en investissant dans des secteurs stratégiques tels que :
- l’énergie,
- l’agriculture,
- le commerce,
- l’industrie.
Priorité aux réformes structurelles
Le Premier ministre a insisté sur plusieurs chantiers prioritaires pour renforcer l’environnement des affaires :
- la finalisation des textes réglementaires,
- la rationalisation des licences administratives,
- le développement des infrastructures numériques de l’administration.
Ces mesures visent à simplifier les procédures, réduire les coûts pour les entreprises et améliorer la transparence dans les interactions avec l’administration publique.
Un dialogue public-privé à renforcer
La session a également mis en avant l’importance du cadre de concertation entre l’État et le secteur privé. Ce dialogue est considéré comme un levier essentiel pour identifier les contraintes, co-construire les réformes et assurer leur mise en œuvre effective.
Les recommandations issues de cette rencontre seront intégrées dans un plan d’actions couvrant la période 2026-2028, avec l’ambition de consolider les acquis et d’accélérer les transformations.
Un enjeu de compétitivité et d’attractivité
En toile de fond, le Burkina Faso cherche à améliorer son positionnement économique dans un contexte régional et international exigeant.
L’enjeu est double : attirer davantage d’investissements productifs et stimuler la croissance interne, tout en garantissant une meilleure résilience économique.
En inscrivant ses réformes dans une logique de souveraineté, le pays ambitionne de bâtir un modèle de développement plus autonome, capable de répondre durablement aux besoins de sa population.







