Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale avec le lancement du projet Gabon Infini. L’initiative vise à protéger 30 % du territoire national d’ici 2030, dans le cadre d’une politique ambitieuse de souveraineté écologique.
Un engagement majeur pour la protection des écosystèmes
Porté par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce programme prévoit la sanctuarisation de 3,9 millions d’hectares de forêts supplémentaires ainsi que 18 000 km de cours d’eau.
Avec une couverture forestière déjà estimée à près de 89 %, le Gabon figure parmi les pays les plus boisés au monde et joue un rôle clé dans l’absorption du carbone à l’échelle mondiale.
Une reconnaissance internationale renforcée
Le projet bénéficie du soutien de partenaires internationaux de premier plan, dont le Bezos Earth Fund, The Nature Conservancy et le Fonds pour l’environnement mondial.
Selon les autorités gabonaises, ces partenariats renforcent la crédibilité du pays comme référence mondiale en matière de protection des forêts tropicales.
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L’écologie comme levier économique
Au-delà de la conservation, le projet “Gabon Infini” intègre une dimension économique forte. Les autorités misent sur la valorisation des aires protégées à travers :
- l’écotourisme,
- la surveillance environnementale,
- et la création d’emplois verts.
L’objectif est de transformer la protection de la biodiversité en moteur de développement durable.
Une souveraineté écologique revendiquée
Pour Libreville, la protection de l’environnement ne relève pas d’une logique d’assistance internationale, mais d’un échange fondé sur la valeur écologique mondiale du pays.
Le Gabon entend ainsi monétiser son rôle de “puits de carbone” afin de financer son développement tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique.
Un modèle africain de croissance verte
En combinant protection de la biodiversité et stratégie économique, le Gabon ambitionne de devenir un modèle africain de croissance verte.
Ce positionnement illustre une nouvelle approche où la conservation des ressources naturelles devient un levier de souveraineté, d’influence internationale et de développement durable.







