Un appui financier pour dynamiser le secteur privé régional
Le Fonds africain de développement a approuvé, le 10 avril à Abidjan, un don de 1,7 milliard de FCFA en faveur des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Ce financement vise à renforcer la compétitivité du secteur privé dans les huit États membres, afin de mieux exploiter les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine.
Une stratégie alignée sur l’intégration régionale
Les pays concernés – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – entendent ainsi améliorer leur positionnement dans le commerce intra-africain.
L’objectif est de favoriser une meilleure intégration économique et de stimuler les échanges commerciaux au sein du continent.
Des actions concrètes pour structurer la mise en œuvre
Le programme prévoit plusieurs initiatives clés :
- des concertations nationales avec les comités ZLECAf
- un atelier régional pour harmoniser les mécanismes de suivi
- la définition d’un cadre commun de mise en œuvre
Ces actions visent à renforcer la coordination entre les États membres et à assurer une application efficace de l’accord continental.
Un accompagnement ciblé pour les PME exportatrices
Au cœur du dispositif, environ 80 petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un appui direct. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.
Les bénéficiaires recevront des formations sur :
- les procédures d’exportation
- l’accès au financement
- le respect des normes internationales
- l’utilisation des technologies
- les pratiques de production durables
Cet accompagnement vise à renforcer leur capacité à accéder aux marchés régionaux et internationaux.
Un levier pour réduire les coûts et créer des opportunités
Selon le Fonds africain de développement, ce programme contribuera à améliorer la facilitation des échanges et à réduire les coûts commerciaux.
À moyen et long terme, il devrait générer de nouvelles opportunités économiques et renforcer le rôle des institutions régionales, notamment la Chambre consulaire régionale, dans le processus d’intégration.
Un impact attendu pour 147 millions de personnes
Au-delà des acteurs publics et privés directement impliqués, ce projet vise à bénéficier à l’ensemble des populations de l’UEMOA, soit environ 147 millions d’habitants.
Il s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large de transformation économique, portée par la ZLECAf, avec l’ambition de faire du commerce intra-africain un moteur de croissance durable.







