Au Togo, le taux d’inflation annuel s’est établi à 0,4 % en 2025, contre 2,9 % en 2024, marquant une baisse de 2,5 points de pourcentage et son niveau le plus bas depuis trois ans, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des sciences économiques et démographiques (INSEED).
Une stabilité globale des prix sur un an
L’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), principal instrument de suivi de l’évolution des prix, a atteint 102,2 en décembre 2025, un niveau quasiment inchangé par rapport à décembre 2024. Cette stabilité apparente masque toutefois des évolutions contrastées entre les postes de consommation.
Alors que les dépenses liées au logement, à l’eau, à l’électricité, au gaz et aux autres combustibles ont enregistré une hausse annuelle de 9,4 %, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, qui représentent une part importante du panier des ménages, ont reculé de 2,0 % sur la même période.
Une légère hausse des prix en décembre
Sur une base mensuelle, les prix ont progressé de 0,3 % entre novembre et décembre 2025. Cette augmentation est principalement imputable aux divisions :
- Restaurants et services d’hébergement (+1,3 %) ;
- Produits alimentaires (+0,4 %).
Cette dynamique est notamment liée au renchérissement des plats préparés et de certains produits de base, tels que le maïs (+5,2 %) et l’huile de palme traditionnelle (+5,5 %).
De fortes disparités régionales des prix
Les données de l’INSEED mettent également en évidence des écarts de prix significatifs selon les régions. À Lomé, le riz importé s’est vendu en moyenne à 654 FCFA le kilogramme en décembre 2025, contre 457 FCFA dans la région des Savanes.
À l’inverse, le prix de l’huile de palme varie de 1 855 FCFA le litre à Lomé à 2 197 FCFA dans la région de la Kara, traduisant des différences notables dans les conditions d’approvisionnement et de distribution.
Une hausse modérée sur un trimestre
D’un trimestre à l’autre, le niveau général des prix a progressé de 0,2 % en décembre 2025 par rapport à septembre 2025. Cette évolution est principalement portée par la hausse de 4,2 % de l’indice de la division « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », qui demeure la principale source de pression inflationniste dans le pays.
La forte décélération de l’inflation en 2025 traduit une amélioration du pouvoir d’achat des ménages, portée par la détente des prix alimentaires, malgré des tensions persistantes sur les coûts liés à l’énergie et au logement.







